Ecoutez le monde blanc
horriblement las de son effort immense
ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures
ses raideurs d'acier bleu transperçant la chair mystique
écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites
écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement
Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !
Aimé Césaire

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Echos d' Afriques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander

une piste dans le nord de la Centrafrique


Elles mènent pourtant bien quelque part ! Elles mènent toujours quelque part.

Parfois on en doute. Après les avoir roulées pendant plusieurs heures un intense sentiment de liberté et d’éternité jamais ressenti envahit nos âmes. Le soleil à  la verticale brûle tout ce qu’il trouve. Dans la voiture c’est le silence. La poussière de latérite à l’odeur si particulière, entêtante occupe l’espace, tout l’espace. Nous roulons rapidement mais le temps semble s’être arrêté. Nous sommes en Afrique Centrale...

 

Venant du fond des âges, nous proposant on ne sait quelle destination inconnue la piste s’ouvre et ne se referme jamais sur notre destin aléatoire.

Et j’ai envie de dire à la manière de  Baudelaire :

Homme libre toujours tu chériras les pistes africaines, infinies.

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Carnets-de-voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander

des milliers d'agriculteurs déversaient dans les rues de Bruxelles des milliers de litres de lait pendant que,
"la sous-alimentation entrave la croissance de millions d'enfants".


http://fr.news.yahoo.com/4/20091111/twl-sante-alimentation-unicef-bd5ae06.html
 

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : BLOGS, en parler ...
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander

C’est le 7décembre 1936 que disparaissait au large de Dakar, dans l’atlantique sud le mythique « croix du sud » l’avion piloté par Jean Mermoz et son équipage, messieurs Cruveilher, Ezan, Lavidallie et Pichodou mettant un terme tragique (mais pouvait-il en être autrement ?) à une des plus prodigieuses épopées de l’aéropostale.

Ils furent très nombreux à ne pas croire et pendant longtemps à la disparition du « grand » comme on l’appelait - parmi eux Antoine de Saint-Exupéry - tant celle-ci paraissait invraisemblable et injuste, contraire à sa réputation d’invulnérabilité.

Rien ne prédisposait pourtant le jeune Mermoz à devenir ce pilote hors pair qui a fait rêver plusieurs générations de gamins dont j’étais.

 

Né en 1901, une enfance austère, une adolescence bousculée par le premier conflit mondial, il était plus attiré par la poésie, la sculpture que par la mécanique et voulait se diriger vers le journalisme. Cependant en 1919  il échoue à l’oral du bac. N’ayant alors guère d’autre choix que celui de s’engager dans l’armée c’est sur les conseils d’un dénommé Max Delby, chanteur d’opérette qu’il signe en 1920 un engagement de quatre ans dans l’aviation. Formé à Istres, là encore il échoue et par deux fois à l’examen de son brevet de pilote pour enfin le décrocher le 2 février 1921.

Envoyé ensuite sur différentes bases, à Metz-Frescaty, en Syrie puis à Thionville où, depuis toujours peu enclin à faire carrière dans l’armée il se mit à la prendre définitivement en grippe.

Démobilisé en 1924, pilote désormais aguerrit mais sans emploi il tente vainement de se faire embaucher par une compagnie. Vainement  car malgré le développement attendu de l’aviation à cette époque elle ne manquait cependant pas de pilotes démobilisés. Ce fut  alors la période terrible de la soupe populaire et des minables asiles de nuit.

 

Ayant entendu dire que le célèbre Pierre Latécoère, le célèbre fabricant d’avions, inventeur et créateur de l’incroyable aventure de ce qu’on appellera  « la ligne », c‘est à dire une liaison aérienne entre la France et ses colonies d’Afrique puis vers l’Amérique du sud, recrutait, Jean se rend à Toulouse où il fut d’abord admis comme simple mécanicien.

Mais le mythe Mermoz commence.

A cet état de l’avancée des techniques avioniques parcourir la distance Marseille-Barcelone, Barcelone-Casablanca, Casablanca-Dakar relevait de la plus périlleuses des aventures. Nombreux furent ceux qui y laissèrent leur vie. Quand une jeune femme française voulait envoyer une carte postale à son fiancé en poste à Dakar, le prix de l’affranchissement n’était pas celui du timbre mais le prix de la vie d’un homme : entre 1920 et 1923 un pilote par mois de chez Latécoère, disparaissait sur « la ligne ». Les risques encourus par ces hommes étaient insensés.

Les pannes de moteur, récurrentes, au-dessus du Sahara quand il longe l’atlantique pouvaient avoir des conséquences définitives : s’abîmer dans l’océan et s’y noyer, s’écraser au sol et par chance rester vivant mais affronter la brutalité du soleil africain, du désert mauritanien la soif, la mort à petit feu, les bandes de bandits égorgeant les pauvres hères errants, ou être fait prisonnier, ce qui arriva à Mermoz en 1928 : capturé par des Maures il pu cependant être libéré contre rançon échappant à la mort. Un épisode entre autre qui contribua à la légende lui attribuant une sorte d’immortalité. Ces compagnons périssent, lui, non.

 

Avant Dakar, quand il faisait escale à Saint-Louis du Sénégal, Mermoz avait pour habitude de descendre à l’hôtel de la Poste - entendez par là « l’hôtel de l’aéropostale » ce qui n’a plus grand-chose à voir avec notre bonne vieille « Poste » française - installé dans un ancien et très beau bâtiment de l’époque coloniale. Toujours hôtel, devenu un lieu de rencontre touristique je n’ai pu m’empêcher lors de mon séjour dans cette ville d’aller y boire un café dans l’ombre glorieuse du grand aviateur.

 

 l'hotel de la poste à Saint-Louis

l
a modeste stèle de Jean Mermoz à Dakar
 
Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Carnets-de-voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander


Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : La belle Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires - Recommander

Nous avons vu précédemment que le titre du livre de Bill Clinton « Comment chacun d’entre nous peut changer le monde » était en soi un programme, mieux, une invitation.

En voici une belle illustration.

 

C’est après quelques séjours au Sénégal que Maria a rencontré en 2006 Georges et sa famille.

Maria est une française retraitée qui vit en Normandie, Georges, sénégalais travaillait à l’école de Warang au Sénégal. Maria a proposé ses services en cherchant des parrainages, en faisant connaître l’existence de cet établissement à travers son blog : la réussite fut à la hauteur de leur engagement à tous deux, 190 élèves cette année !

 

Et tout naturellement quand l'Académie a demandé à Georges de créer une nouvelle école maternelle à Pointe Sarène, il n’a accepté cette mission qu’a la condition expresse que Maria l’aide dans sa tâche ce qu’elle a fait avec enthousiasme sans rien ignorer des difficultés qui les attendaient tous les deux.

A ce jour 38 élèves sont parrainés. C’est bien mais vous vous en doutez, insuffisant au regard de la demande sur place.

Alors, visiter son blog c’est bien, aider l’école, les familles, les enfants de Pointe-Sarène, c’est mieux.

 

Son blog c’est ici : 
http://jambo-africa.over-blog.com/

L'école c'est elle: 













à Pointe Saréne (Sénégal)

barques sur la plage

marché aux poissons

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : Afrique
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander

Quand un individu, un groupe d’individus ou un pays vient en aide à sa demande à un autre groupe ou à un autre pays son intervention doit être dictée par le souci d’adapter son travail à la réalité culturelle sociologique, humaine du groupe ou pays concerné. Il ne peut pas y avoir de développement harmonieux sans une  attitude d’authentique solidarité envers les récipiendaires de ces aides, qu’elles soient pécuniaires ou de transfert de savoir faire.

Plus attribuées suivant des considérations d’ordre économiques que de solidarité, les aides internationales provenant d’organismes tels que l’UE, le FMI, l’ONU , la BM et de bien d’autres ont cependant leurs raisons d’être mais chacun a pu en mesurer les limites et il appartient aux acteurs de ces institutions d’en moraliser les pratiques. Nous ne nous situons  pas dans cette problématique là.

 

Pour décrire la notre, j’aime beaucoup la comparaison avec les fourmis, comparaison dont j’ai déjà fait état dans un article précédent, « lettre ouverte à mon petit-fils » (cf :  Chronique Centrafricaine N° 19 ) dans lequel il est évoqué brièvement le livre de Bill Clinton « Comment chacun d’entre nous peut changer le monde » dont je recommande la lecture, sur la pertinence de l’action individuelle. Citons à nouveau ce passage de l’ouvrage : « L’action individuelle et citoyenne est non seulement le complément nécessaire de l’action publique mais peut être parfois plus efficace ».

Comme je suis souvent interpellé sur l’utilité réelle d’un Volontaire de Solidarité Internationale dans un pays du sud, cela signifie qu’il  y a déficit de communication, il n’est donc pas inutile d’y revenir (même si là aussi j’ai déjà abordé le sujet dans  "église culture et développement" (cf : Chronique Centrafricaine N° 20 ) pas plus qu’il ne serait inutile de revisiter le terme « développement ». Contentons nous pour aujourd’hui de lui attribuer la signification courante.

Femmes et hommes de terrain, en prise directe avec les réalités souvent dures de la vie locale nos actions portent leurs fruits par la multiplicité de celles-ci et leur efficacité dans un périmètre circonscrit, géographique, financier, humain.

Etant sur le terrain, citons un cas précis sur lequel j’ai travaillé en démonstration de ce qui précède.

On se souviendra peut-être que au mois de mai dernier je suis parti une quinzaine de jours en Guinée Conakry, entre autre à Ourouss, au nord, pour réfléchir et tenter d’améliorer les conditions d’étude, d’alphabétisation fonctionnelle et le taux de fréquentation des enfants des villages de brousse. Réfléchir pour ensuite agir et bâtir un projet, viable, cohérent, planifié, économiquement réalisable.

Si le problème posé était assez simple - construire des « abris d’école » « en dur » et confortables qui résistent dans le temps aux intempéries – sa résolution l’a été nettement moins.

Cependant il le fut. Il le fut parce que j’ai pris le temps, ce fameux temps, comme tous les Volontaires de Solidarité Internationale prennent le temps de le prendre : visiter les lieux, s’imprégner de l’atmosphère, parler avec les différents protagonistes, élèves, enseignants, décideurs, et bien sûr responsables de la Congrégation des Fréres de Saint-Gabriel, pilote dans cette affaire. Il le fut dans la mesure ou sur une trentaine d’écoles à construire dans les cinq ans à venir, six vont l’être rapidement grâce à l’intervention des responsables de la Congrégation à Rome qui, ayant bien mesurés l’urgence de la demande vont débloquer les fonds nécessaires.

Indépendamment du fait que cela va faire travailler quelques entreprises de la sous-région, cette action contribue à sortir les enfants de leur isolement scolaire en espérant une assiduité que l’état de leurs anciens locaux n’autorisait pas vraiment.

 

Voila, c’est  un exemple, il y en a d’autres, nous en reparlerons prochainement.

Je voudrais terminer cette brève chronique avec Léopold Sédar Senghor dans son introduction à « LIBERTE 3 – Négritude et civilisation de l’Universel » :

« Il y a heureusement, de par le monde, notamment en France malgré la tradition assimilationniste, des hommes soucieux aussi bien de la vérité que de « l’éminente dignité des pauvres ». Car ce sont des Français du Sénégal, des spécialistes travaillant sur le terrain, qui ont répondu en dénonçant la fausse science des Parisiens

croquis perspectif d'une future école de brousse - Ourouss
Par Dominique BAUMONT - Publié dans : VOYAGE - Communauté : LE CONTINENT AFRICAIN
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Encore un bel exemple de partage de Fathia Nasr dans la communauté
MYTHES ET SYMBOLES EN AFRIQUE


"Le Roi des Echos", c'est ici
:
http://ile-des-poetes.over-blog.com/article-conte-d-afrique-le-roi-des-echos--37845032.html

Par Dominique BAUMONT - Publié dans : MYTHES ET SYMBOLES EN AFRIQUE - Communauté : MYTHES ET SYMBOLES EN AFRIQUE
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

L' AUTEUR

  • : Dominique BAUMONT
  • : 26/09/1950
  • dominique.baumont
  • : Homme
  • : France Isère Sénégal RdCongo Centrafrique
  • : VOYAGES AFRIQUE SOLIDARITE AVENTURE HUMANITAIRE
  • : Quelques chroniques et quelques photos après deux ans passé en Centrafrique comme Volontaire de Solidarité Internationale,une mission de trois mois au Nord-Kivu (RDC), et depuis peu au Sénégal pour une nouvelle mission de deux ans.

PENSEE

"Si tu gardes dans ton coeur le regret d'hier et la crainte de demain, tu ne verras plus l'espace et ta prière elle-même ne te sauveras pas"
Charles de Foucault

PRESENTATION

déjeuner de femmes - RCA

SITES UTILES - SITES AMIS

A MEDITER...

"Je ne veux ni ne regrette rien absolument, mais je consulte les circonstances"
Confucius

piste en Centrafrique

Catégories

LE TEMPS QUI PASSE

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

barques à Ouakam (Sénégal)

le lac Kivu (RDC)

Recherche

GALERIE ALEATOIRE

  • SL-21.jpg
  • LSS-2.jpg
  • SL-6-copie-1.jpg
  • 07-04-Voyage-Est-RCA--036-.jpg
  • P1010055.jpg

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés