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Dominique Baumont

  • : Le blog de Dominique BAUMONT
  • Le blog de Dominique BAUMONT
  • : UN ESPACE D'AFRIQUE ET D'HUMANITE, D'EXPERIENCES VECUES, UN ESPACE DE PARTAGE ET D'ECHANGE.
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L' Auteur

  • Dominique BAUMONT
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique.

VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE.

2005–2007 en CENTRAFRIQUE.

2008–2010 au SENEGAL.

2012-2014 en 
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique. VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. 2005–2007 en CENTRAFRIQUE. 2008–2010 au SENEGAL. 2012-2014 en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

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Un voyage se fait toujours trois fois...

Une première en rêve, en imagination,

au ras des cartes.

Une deuxième le long des routes,

dans des bus rapiécés,

dans des gares en attente

d’hypothétiques trains,

dans des hôtels douteux ou des jardins radieux.

Enfin une troisième et interminable en souvenir,

dans la présence d’instants

qui vous constituent désormais

et que rien n’y personne ne peut effacer.

Elisabeth FOCH - Journaliste française - Prix Nadal 1990 

matin à Kikwit 2

 Matin à Kikwit. Bandundu. RDC

 

Archives

Une incitation au voyage. En chanson

La promesse d'une expérience de

Volontariat Solidaire réussie.

 

Musique de Zaz "On ira"

Vidéo de Ion Eminescu

Chargé de communication à la DCC

L'IVRE D'AFRIQUE

Copie (3) de la place du souvenir 1

voyager c'est...

...aller à la rencontre de la poussière savoureuse

des hommes.

Georges Scheade - Poète libanais

bonnes-Ouaka.jpg

db.jpg

au revoir les amis

Copie de entre-Kemb--et-Bangassou

calvaire 1

Kimbala 16

scène de rue

Catégories

EN PAYS PYGMEE - CENTRAFRIQUE

NGOUMA

famille-pygm-e

pygmées à Manasao

A MEDITER

enfant et vautour

Il y a pire que

le bruit des bottes, 

il y a le silence des pantoufles.

Max Frisch 

SENEGAL - 2010

regard du Sénégal 1-copie-1

enfants pointe sarène

regard du Sénégal-copie-1

regard du Sénégal 2

8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 10:38
RDC: la forêt pillée par des sociétés internationallogo goodplanet accueiles

drapeau RDC30/05/2013  
KINSHASA - (AFP) - Coupes illégales, grumes maquillées, permis artisanaux détournés, l'exploitation de la forêt en République Démocratique du Congo (RDC) relève d'un chaos organisé qui profite d'abord à des sociétés multinationales en association avec des autorités, affirment plusieurs ONG.
L'ensemble des forêts du bassin du Congo, qui s'étend sur une centaine de millions d'hectares, est considéré comme le deuxième poumon vert du monde après l'Amazonie. Malgré les règles récemment adoptées en Europe sur l'importation de bois africain, le trafic ne connaît aucune limite, explique un rapport de l'ONG britannique Ressource extraction monitoring (REM).
Le Wengé notamment, un bois noir, veiné et lourd, qui sert à la décoration, est l'objet de toutes les convoitises. "Un mètre cube de Wengé vaut 5 dollars américains dans la forêt lors de son achat légal à des communautés locales, arrivé au port et chargé sur un bateau, il coûte 450 dollars, les taxes sont définies sur ces montants alors qu'en Europe il est vendu entre 5 et 8.000 dollars", explique à l'AFP un expert qui souhaite rester anonyme. "Le manque à gagner est énorme pour l'Etat congolais et les populations!".
Greenpeace Afrique a récemment dénoncé le débarquement légal à Anvers d'une cargaisonMB1 d'Afromosia, un autre bois rare utilisé en décoration dont l'origine était illégale, selon l'ONG. "La Belgique a placé les intérêts des entreprises de bois au-dessus de la protection des forêts du Congo et des populations qui en dépendent pour leur subsistance", estime Raoul Monsembula, coordonnateur national RDC pour Greenpeace Afrique.
Ces 40 mètres cubes avaient été attentivement suivis par plusieurs défenseurs de l'environnement. Ces témoins, qui préfèrent tous rester anonymes pour ne pas risquer une expulsion ou la fin de leur contrat, les ont vus passer au port fluvial de Kinkole, au nord de Kinshasa, descendre sur des camions vers Matadi, l'unique port maritime, puis être chargés sur un cargo vers la Belgique.
Dans un rapport datant de mars 2013, Greenpeace met en cause plusieurs sociétésMB3 européennes et publie des photographies : des camions transportent de lourdes grumes de Wengé sans aucune inscription, des souches qui ne sont pas identifiées alors que les règlements imposent qu'elles doivent porter le même numéro que la grume appartenant au même arbre, des bois saisis par la police qui sont remis dans le circuit commercial.
Alors que des restrictions sociales et environnementales ont été imposées aux exploitants industriels, le ministère congolais de l'Environnement a attribué des permis artisanaux bien au-delà du nombre autorisé à des sociétés servant de prête-nom à des intérêts étrangers et nationaux, explique l'expert qui dénonce, comme l'a fait également l'ONG Global Witness, ce "laxisme".
En forêt, le bois se monnaye et s'échange contre des paquets de cigarettes, un sac de farine ou un fusil de chasse, raconte-t-il à l'AFP, après avoir travaillé longtemps à Kinshasa.
"Qu'en sera-t-il lorsque des coopératives ou associations sans but lucratif pourront totaliser des permis pour 50.000 hectares, tel que le prévoit un prMB2ojet de décret sur les "forêts des communautés locales", qu'elles ne pourront d'évidence exploiter seules ?", s'inquiète-t-il, évoquant une porte ouverte à de nouveaux trafics.
© AFP
 
   Les photos ont été prises autour de

   Mbanza Ngungu – Bas-Congo

     Aux dires des anciens que j’ai rencontrés, ces collines étaient autrefois recouvertes de forêts.

   

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 17:10

Léopold Sedar Senghor

dans « NOCTURNES »


Chants pour signare 
 
Une main de lumière a caressé mes paupières de nuit
Et ton sourire s’est levé sur les brouillards qui flottaient
monotones sur mon Congo.
Mon cœur a fait écho au chant virginal des oiseaux
d’aurore
Tel mon sang qui rythmait jadis le chant blanc de la
sève dans les branches de mes bras.
Voici la fleur de brousse et l’étoile dans mes cheveux
et le bandeau qui ceint le front du pâtre-athlète.
J’emprunterai la flûte qui rythme la paix des troupeaux
Et tout le jour assis à l’ombre de tes cils, près de la
Fontaine Fimla
Fidèle, je paîtrai les mugissements blonds de tes
troupeaux.
Car ce matin une main de lumière a caressé mes LSS à Joal
paupières de nuit
Et tout le long du jour, mon cœur a fait écho au chant
virginal des oiseaux.

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 09:48
 
Les ouvrages sur l’Afrique traitent rarement de l’humour ai-je lu. C’est bien dommage, parce que d’une part il existe, et d’autre part il est un véhicule qui, derrière les sourires qu’il fait naître, nous en apprend beaucoup sur la profonde sagesse des noirs. Il y a eu, et il y a encore des griots (conteurs) souvent regroupés en associations humoristiques, spécialisés dans ce genre littéraire et qui s’exprime en Afrique sous forme de sentences ou de contes.
140La très fine définition de Filly Dabo Sissoko « une constante de l’esprit dans la discrimination de ses rapports entre soi et autrui ; d’où son universalité » nous rappelle que l’humour n’est le privilège de personne, qu’il appartient à toutes les cultures où la contribution du monde noir n’est pas des moindres.
Voici quelques exemples relevés dans le numéro spécial (8-9) de Présence Africaine, « Le monde noir », dirigé par Théodore Monod.
   
   

La hyène et piroguier.
C’est le crépuscule. La nuit avance à grands pas. La hyène, pressée, demande à un piroguier de bien vouloir venir à son secours.
- Qui es-tu tout d’abord ?
- Si je te dis mon nom, je risque de passer la nuit sur cette rive.
La hyène et le lion.  
Le lion a réuni les animaux pour délibérer d’une succession où chacun avait sa part.
- La hyène : je demande que la fuite ne soit pas comprise dans le partage.
- La foule : et pourquoi ?
- La hyène : elle servira, un jour, à qui en aura besoin.
La hyène et le bouc.
Un matin, au fond d’une vallée le bouc se voit subitement face à face avec une hyène attardée.
- Où vas-tu frère bouc ?
- Je vais en pèlerinage et je bénirai ta famille.
- C’est chose faite et ton pèlerinage est à son terme.
Le singe vert et les chiens.
Des chiens ont poursuivi un singe vert. Il leur a échappé et a grimpé sur un arbre. Parvenu au faîte, il contemple le soleil couchant.
- Le monde est bien agité aujourd’hui, dit-il, mais c’est moi qui ai la plus grande part à mes pieds.
Madi-Kaman et le cavalier.
Madi-Kaman rencontre un cavalier et, pour l’embarrasser, lui pose cette question :
- L’étape que vous venez de franchir est-elle longue ?
- Je n’en sais rien, étant resté assis à ma place en selle depuis ce matin.
Du temps - De l’espace - De la mort.
- Que faut-il penser de la succession des jours et des nuits ?
- La succession des jours et des nuits nous offre l’image de la vie et de la mort. Les hommes intelligents préparent la nuit pendant le jour.
- Toi qui sais tout Madi-Kaman, à combien de pieds peut-on évaluer la distance de la terre à la lune, aux étoiles ?
- La distance de la terre à la lune s’arrête à la limite de la pensée.
- Pourquoi Madi-Kaman, dit-on des enfants qui meurent au berceau qu’ils sont plus âgés que leurs parents ?
- C’est que ces enfants ont une plus longue éternité devant eux.
De Madi-Kaman.
- Tu as réponse à tout Madi-Kaman ; mais dis nous ce que tu penses de toi-même ?
- Madi-Kaman pense qu’il aura vécu comme le commun des mortels et qu’il s’est arrangé pour ne jamais s’ennuyer.
 

vieil hommevieil homme en Centrafique

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 20:55

 

Derrida

coucher de soleil en Centrafrique

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 07:45
3.jpg 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 SOUFFLES  
Écoute plus souvent
 Les Choses que les Êtres
 La Voix du Feu s’entend,
 Entends la Voix de l’Eau.
 Écoute dans le Vent
 Le Buisson en sanglots :
 C’est le Souffle des ancêtres.
 
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
 Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
 Et dans l’ombre qui s’épaissit.
 Les Morts ne sont pas sous la Terre :
 Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
 Ils sont dans le Bois qui gémit,
 Ils sont dans l’Eau qui coule,
 Ils sont dans l’Eau qui dort,
 Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
 Les Morts ne sont pas morts.
 
Écoute plus souvent
 Les Choses que les Êtres
 La Voix du Feu s’entend,
 Entends la Voix de l’Eau.
 Écoute dans le Vent
 Le Buisson en sanglots :
 C’est le Souffle des Ancêtres morts,
 Qui ne sont pas partis
 Qui ne sont pas sous la Terre
 Qui ne sont pas morts.
 
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
 Ils sont dans le Sein de la Femme,
 Ils sont dans l’Enfant qui vagit
 Et dans le Tison qui s’enflamme.
 Les Morts ne sont pas sous la Terre :
 Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
 Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
 Ils sont dans le Rocher qui geint,
 Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
 Les Morts ne sont pas morts.
 
Écoute plus souvent
 Les Choses que les Êtres
 La Voix du Feu s’entend,
 Entends la Voix de l’Eau.
 Écoute dans le Vent
 Le Buisson en sanglots,
 C’est le Souffle des Ancêtres.
 
Il redit chaque jour le Pacte,
 Le grand Pacte qui lie,
 Qui lie à la Loi notre Sort,
 Aux Actes des Souffles plus forts
 Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
 Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
 La lourde Loi qui nous lie aux Actes
 Des Souffles qui se meurent
 Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
 Des Souffles qui se meuvent
 Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
 
Des Souffles qui demeurent
 Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
 Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
 Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
 Des Souffles plus forts qui ont pris
 Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
 Des Morts qui ne sont pas partis,
 Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.
 
Écoute plus souvent
 Les Choses que les Êtres
 La Voix du Feu s’entend,
 Entends la Voix de l’Eau. 06-12Bouar Rochers2
 Écoute dans le Vent
 Le Buisson en sanglots,
 C’est le Souffle des Ancêtres.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Copie de 06-03CoucherCDF3 - Copie 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
dioples photos sont de Centrafrique

"Diop, Birago (1906-1989), écrivain sénégalais d'expression française, qui rendit hommage à la tradition orale de son pays en publiant des contes, notamment ses Contes d'Amadou Koumba.liv2c

 

Né près de Dakar, il reçut une formation coranique et suivit simultanément les cours de l'école française. Pendant ses études de médecine vétérinaire à Toulouse, il resta à l'écoute des travaux des africanistes, et s'associa à la fin des années 1930 au mouvement de la Négritude qui comptait alors Senghor, Césaire. C'est à Paris qu'il composa en 1942 les Contes d'Amadou Koumba (publiés en 1947), marquant dès ce premier livre sa prédilection pour la tradition orale des griots, ces conteurs populaires dont il ne cessa jamais d'écouter la voix. Respectueux de l'oralité, il affina un talent original d'écrivain dans les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba (1958) et Contes et Lavanes (1963); son recueil de poèmes Leurres et Lueurs (1960) est profondément imprégné de culture française alliée aux sources d'une inspiration purement africaine.

Sa carrière diplomatique, après l'indépendance de son pays, et son retour à son premier métier de vétérinaire à Dakar n'entravèrent pas son exploration de la littérature traditionnelle africaine, mais il déclara avoir « cassé sa plume ». Il publia néanmoins la « Plume raboutée » et quatre autres volumes de mémoires de 1978 à 1989."      

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 14:32

 

Un jour, Tere demande à sa femme «Prépare-moi de la nourriture, je veux manger car j'ai grand faim.» Sa femme lui répond : «Le peu de manioc qui restait, je m'en suis servi pour préparer la bouillie de mon enfant, et je n'ai plus rien à te donner.»

Tere n'a plus alors qu'à se serrer la ceinture ; il a le visage gris de faim, il marche avec beaucoup de peine. A la tombée de la nuit, il étend sa natte par terre et se couche. Il jette un coup d'œil, et voilà que, dans l'obscurité, il aperçoit la silhouette d'un homme qui s'approche. Il se lève et demande

«Qui est-ce ?

- Je suis ton cousin, Tortue.

- Où vas-tu en pleine nuit ?

- Cela fait trois jours que je cours à travers la forêt à la recherche de nourriture ; je suis fatigué et je rentre au village.

- Ne me parle pas de la faim ! Regarde ! Moi aussi, je meurs de faim ; tu n'entends plus que ma voix.

- Bon sang ! Certains crient famine, tandis que d'autres se goinfrent.

- Quels sont ceux qui ne connaissent pas la faim dans leur village ?

dans-son-village.jpg- N'as-tu pas entendu dire que chez Cochon il y a beaucoup de viande ? Jour et nuit il mange.

- Attends-moi un peu, cousin, je prends mon sac ; et ensemble nous allons manger chez lui.

- Acceptera-t-il de nous offrir un peu de nourriture ?

- Sois tranquille ! Moi, je sais ce que je vais faire.

Tere et Tortue se mettent en route et s'en vont chez Cochon. Juste avant d'arriver, Tere prend Tortue, le fourre dans son sac, et lui indique ce qu'il doit faire. Tere alors s'approche tout près de la maison et appelle :

- Cochon, mon frère, il fait nuit noire, et je ne puis rentrer au village. Fais-moi une petite place pour dormir et je m'en irai demain matin.

- Comment, Tere, tu me demandes une place pour dormir ! Viens, ma femme va te préparer un lit. Je suis en train de manger ; si tu veux, viens vite !

-Tu es un frère ; je te remercie beaucoup.»

Tere mange à toute vitesse ; de la dizaine de morceaux de viande que la femme de Cochon a préparés pour son mari, Tere en mange huit. Il en prend un qu'il met dans son sac, en disant qu'il l'emporte pour son enfant en signe d'amitié de la part de son hôte.

 

Après avoir mangé, Tere demande à la femme de Cochon de lui garder son sac : il y a mis une pierre à moudre qu'il veut donner à son épouse. La femme de Cochon prend le sac et le dépose dans la pièce où elle garde la nourriture et leurs affaires. En pleine nuit, Tortue ouvre le sac, sort et s'empare du reste de nourriture que la femme de Cochon a mis de côté pour leur repas du lendemain matin ; il mange tout. Il prend aussi un cuissot séché de buffle, ouvre la porte et s'enfuit avec.

A l'aube, Tere demande à la femme de Cochon, de lui rapporter son sac pour partir. La femme de Cochon prend le sac, mais elle le trouve bien léger. Elle y met la main, mais elle n'y trouve pas la pierre à moudre de la femme de Tere. Elle revient en courant et dit à Tere :

«Hier, le sac était lourd, comment se fait-il que ce matin il soit si léger ? Ensuite, la porte de la pièce où je laisse la nourriture, hier je l'ai fermée, comment se fait-il que ce matin elle soit ouverte ?

- Que veux-tu dire ? La pierre à moudre de ma femme n'est plus là ?

- C'est ce que je constate.

- Sois sérieuse ! je reviens de loin chercher cette pierre sur les aires rocheuses dans la famille de mon oncle maternel, et voici qu'on vient me la voler ici ! Je vous demande de me rendre cette pierre.»

Cochon et sa femme s'en vont et cherchent la pierre sans la trouver. Cochon revient et dit à Tere : dans-son-village.jpg

«Comme je n'ai pas trouvé la pierre de ta femme, je te donne un panier de viande à la place ; emporte-le à ta femme.» En entendant cela, Tere est tout heureux et dit : «Apporte ». Tere prend donc le panier de viande, s'en va trouver Tortue, son cousin, et ensemble, tous les deux, ils s'en retournent chez eux. Tere, sa femme et son enfant mangent toute la viande.

Quatre jours plus tard, Tere revient trouver Cochon chez lui

«Ma femme est très fâchée et me dispute chaque jour ; elle affirme qu'un simple panier de viande ne peut suffire pour remplacer sa pierre ; elle veut un autre panier de viande. Sinon vous me rendez la pierre, et vous allez rechercher votre panier de viande.»

Cochon donne à Tere un autre panier de viande, il s'en va avec et ils mangent tout. Chaque jour, Tere revient chez Cochon et le trompe jusqu'à ce qu'il n'ait plus de nourriture.

Alors qu'il n'y a plus rien à manger chez Cochon, Tere arrive un beau matin.

«Ma femme veut seulement sa pierre ! Les dix paniers de viande que vous lui avez donnés, cela ne lui suffit pas ; elle en veut encore un autre. Sinon vous allez récupérer votre viande et vous lui rendez sa pierre ».

Cochon se met à gémir :

« Je n’ai plus de nourriture, comment vais-je faire ?

- Cochon, mon frère, et moi que veux-tu que je fasse ? Ma femme me tue avec cette histoire. Je ne vais pas m’en sortir.

- Alors comme notre réserve de viande est complètement épuisée, je vais aller, moi, ma femme et mes enfants, chercher la pierre de ta femme.

 C’est pourquoi depuis ce temps, les cochons fouissent la terre de leur groin à la recherche de la pierre à moudre de la femme de Tere, sans jamais la trouver. dans-son-village.jpg

dans un village en Centrafrique

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 17:24

 

Les fuites de capitaux freinent le développement de l'Afrique

 

logo reuters media frReuters  - vendredi 10 mai 2013

 

JOHANNESBURG (Reuters) - Le développement économique du continent africain est freiné par une "hémorragie" de flux illégaux de capitaux qui est susceptible de s'aggraver, a annoncé vendredi la Banque africaine de développement (Bad).

Selon un projet de rapport réalisé par la Bad et l'ONG américaine Global Financial Integrity, les sorties nettes de capitaux du continent africain ont atteint 1.400 milliards de dollars (1.000 milliards d'euros) entre 1979 et 2009, un montant bien plus que élevé les flux entrants.

Les flux illégaux sont "la principale force motrice", avec 1.200 à 1.300 milliards de dollars du total, estime la Bad, ce qui représente quatre fois le montant de la dette extérieure du continent et équivaut à son PIB actuel.

imagesCA0BGEJR"La tendance se poursuit, elle pourrait même augmenter", a déclaré par téléphone Mthuli Ncube, chef économiste à la Bad, qui présentera son rapport lors de son assemblée annuelle, du 27 au 31 mai à Marrakech.

"Nous devons bloquer la fuite (...) Cela freine le décollage de l'Afrique", a-t-il ajouté.

Le rapport appelle par ailleurs à la création d'agences de lutte contre la corruption ainsi qu'au renforcement des lois et des mécanismes de lutte contre le blanchiment d'argent.

Les flux illégaux observés sont souvent liés à l'extraction de pétrole et de minerais, et recouvrent par ailleurs des activités de blanchiment d'argent, d'évasion fiscale et de transferts issus de la corruption, des pots-de-vin, estime le rapport.

Cette étude intervient au moment où le continent le moins développé enregistre une croissance supérieure à la moyenne mondiale. Selon la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, le PIB de l'Afrique sub-saharienne dépassera même les 5% de croissance dans les années à venir, tiré par les investissements et la hausse des prix des matières premières.

"C'est la région la plus pauvre au monde et c'est pourquoi nous braquons la lumière sur cela (...) L'Afrique a besoin de ces ressources plus que toute autre région", a déclaré Ncube, ajoutant: "Il y a beaucoup à perdre si rien n'est fait".

 

logo reuters media frPascal Fletcher, Hélène Duvigneau pour le service français

 enfants-de-Manasao.jpgPygmées en Centrafrique.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 12:50

 

pècheurs sur le lac Kivu - Blog

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 14:21
 
matin à Kikwit 1
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

matin à Kikwit 2
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
    
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 10:57

 

 

Nous voyageons

Pour nous éloigner de l'endroit qui nous a enfanté et voir l'autre côté du levant.

Nous voyageons à la recherche de nos enfances, des naissances qui n'ont pas encore eu lieu. 

Nous voyageons pour achever les alphabets incomplets.

Pour que l'adieu soit merveilleux, plein de promesses.

Pour nous éloigner comme le crépuscule qui nous accompagne et nous fait ses adieux.

Nous déchirons les destins et éparpillons leurs pages dans le vent avant de trouver

- ou de ne pas trouver - notre histoire dans d'autres livres.

Nous voyageons vers des destins non écrits. 

Pour dire à ceux que nous avons rencontrés que nous reviendrons les voir de nouveau.

Nous voyageons

Pour apprendre le langage des arbres qui ne voyagent pas.

Pour faire briller le tintement des cloches dans les vallées saintes.

Pour chercher des dieux plus miséricordieux.

Issa MAKHLOUF – Poète libanais

 

 

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