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Dominique Baumont

  • : Le blog de Dominique BAUMONT
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  • : UN ESPACE D'AFRIQUE ET D'HUMANITE, D'EXPERIENCES VECUES, UN ESPACE DE PARTAGE ET D'ECHANGE.
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L' Auteur

  • Dominique BAUMONT
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique.

VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE.

2005–2007 en CENTRAFRIQUE.

2008–2010 au SENEGAL.

2012-2014 en 
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique. VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. 2005–2007 en CENTRAFRIQUE. 2008–2010 au SENEGAL. 2012-2014 en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

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Un voyage se fait toujours trois fois...

Une première en rêve, en imagination,

au ras des cartes.

Une deuxième le long des routes,

dans des bus rapiécés,

dans des gares en attente

d’hypothétiques trains,

dans des hôtels douteux ou des jardins radieux.

Enfin une troisième et interminable en souvenir,

dans la présence d’instants

qui vous constituent désormais

et que rien n’y personne ne peut effacer.

Elisabeth FOCH - Journaliste française - Prix Nadal 1990 

matin à Kikwit 2

 Matin à Kikwit. Bandundu. RDC

 

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Une incitation au voyage. En chanson

La promesse d'une expérience de

Volontariat Solidaire réussie.

 

Musique de Zaz "On ira"

Vidéo de Ion Eminescu

Chargé de communication à la DCC

L'IVRE D'AFRIQUE

Copie (3) de la place du souvenir 1

voyager c'est...

...aller à la rencontre de la poussière savoureuse

des hommes.

Georges Scheade - Poète libanais

bonnes-Ouaka.jpg

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au revoir les amis

Copie de entre-Kemb--et-Bangassou

calvaire 1

Kimbala 16

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EN PAYS PYGMEE - CENTRAFRIQUE

NGOUMA

famille-pygm-e

pygmées à Manasao

A MEDITER

enfant et vautour

Il y a pire que

le bruit des bottes, 

il y a le silence des pantoufles.

Max Frisch 

SENEGAL - 2010

regard du Sénégal 1-copie-1

enfants pointe sarène

regard du Sénégal-copie-1

regard du Sénégal 2

4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 09:34

Voici le quatrième et dernier chapitre de cet article très documenté dont je rappelle qu’il a été écrit par Odile Tobner Présidente de Survie France. Je vous invite d’ailleurs à visiter leur site et à les soutenir dans leurs actions. C’est ici: 
http://survie.org/francafrique/?lang=fr

Sur ces 14 pays, 5 figurent dans les dix derniers au classement mondial de l’indice de développement humain. Ce sont le Tchad, la Centrafrique, le Mali, le Niger et le Burkina-Faso. Pour la Centrafrique et le Niger cette place est scandaleuse au regard des immenses richesses qui ont été exploitées sur leur territoire. Les pays qui comparativement sont mieux classés sont ceux qui se sont le plus affranchis, économiquement et politiquement, du lien néocolonial. La Mauritanie, pays désertique est 137e sur 177. Le Bénin, sans autre ressource que le coton est 163e.

enfants Rutshuru 1 Le mythe de la tranquillité est contredit par les répressions et les assassinats qui ont sévi dans des pays dits stables ; celui de la croissance est contredit par l’absence générale de développement qui frappe plus particulièrement les pays d’Afrique sahélienne et équatoriale francophones. Politiquement le respect de la démocratie est un échec presque partout et surtout dans les pays riches en ressources, où chaque élection constitue un scandale par un mépris absolu des règles élémentaires d’un scrutin honnête. Pour la plupart de ces pays le cinquantenaire de l’indépendance peut se résumer en cinquante ans pour rien, sinon l’enfoncement dans la misère. Il n’y a pas là de quoi pavoiser.

enfants sur la route 1 L’Afrique du XXIe siècle reste ce qu’elle a toujours été pour l’Europe – sauf qu’elle l’est aussi maintenant en plus pour le reste de la planète : Ẻtats-Unis, Ẻtats émergents, Chine – un réservoir de richesses. Ce qui est convoité ce sont les matières premières, mais aussi les terres et les hommes pour les travailler. Le sort de l’Afrique, comme au temps de la conférence de Berlin, est décidé dans les institutions internationales, financières et commerciales, avec leurs puissants acteurs. Le même dépeçage est fait par les multinationales qui se répartissent l’exploitation des ressources et la gestion des équipements. On ne voit pas pour l’instant où pourrait bien être le point d’appui pour le levier qui soulèverait le poids de d’une oppression aux multiples chaînes, idéologiques, religieuses, économiques et libérerait le géant ligoté. On sent seulement comme une fermentation sourde qui court souterrainement et éclate ça et là en révoltes sans lendemain ou en luttes fratricides. Un jour, qu’on espère proche, l’indépendance ne sera plus un vain mot mais une décision des peuples d’exercer enfin leur puissance et leur souveraineté.

Copie de Fatima un quartier populaire de Bangui : Fatima
 

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 09:26


11 août 1960 : Le Tchad accède à l’indépendance sous la présidence de François Tombalbaye, cornaqué par le Commandant français Gourvenec qui s’occupe de sa sécurité

Le Dr Outel Bono, opposant, sera assassiné en France en août 1973. Tombalbaye sera lui-même assassiné en 1975. Le général Malloum lui succède avant que le rebelle nordiste Goukouni Oueddei ne prenne le pouvoir en 1979 avec l’aide des Libyens. Ce dernier est renversé à son tour en 1982 par l’ex-rebelle Hissène Habré aidé par les Français. En 1990 Idriss Déby, adjoint de Hissène Habré, le supplante au pouvoir, qu’il a gardé depuis. La France a toujours été militairement présente au Tchad, où elle possède une base à l’aéroport de Ndjaména, anciennement Fort-Lamy. Peu peuplé, avec moins de 10 habitants au km2, le Tchad bénéficie depuis 2003 d’une rente pétrolière considérable. Il n’en reste pas moins placé 170e sur 177 à l’indice de développement humain en 2008.


13 août 1960 : La République Centrafricaine, ancien Oubangui Chari à l’époque coloniale devient indépendante.
Un an avant l’homme politique exceptionnel qu’était Barthélémy Boganda, qui conduisait le pays, était mort dans un accident d’avion. David Dacko lui succède. Il est renversé en 1965 par le capitaine Jean-Bedel Bokassa, ancien officier de l’armée française qui imposera un régime extravagant et sanguinaire jusqu’en 1979, où il est évincé par les services français eux-mêmes, qui ramènent David Dacko. En 1982 ce dernier est chassé du pouvoir par le général André Kolingba. En 1993 Ange-Félix Patassé remporte la première élection multipartite. Il est renversé par un coup d’Etat du général Bozizé en 2003. Comme au Tchad la présence militaire française a été constante et reste déterminante. L’État centrafricain est lui en totale déréliction.
 

15 août 1960 : Le Congo-Brazzaville devient indépendant, sous la présidence de l’abbé Fulbert Youlou, soutenu par le colonat local et par l’armée française
Les 13, 14 et 15 août 1963 des manifestations populaires, protestant contre la corruption du régime, le poussent à la démission. De Gaulle n’ayant guère de sympathie pour ce prêtre défroqué et polygame la France n’intervient pas. Alphonse Massamba Debat, réputé pour son intégrité est élu président. Il gouverne jusqu’en septembre 1968 où il est renversé par le commandant Marien Ngouabi qui établit un régime marxiste et un parti unique le PCT (Parti Congolais du Travail) jusqu’à son assassinat en 1977. Peu après l’ancien président Massamba Debat est arrêté et exécuté. La présidence du comité militaire est assurée par le général Yhombi Opango. Le 8 février 1979 le comité central du PCT dissout le comité militaire et nomme le colonel Denis Sassou Nguesso président du parti et du pays. En 1990 le pays prend le tournant du multipartisme. L’élection présidentielle qui suit, en 1992, est remportée par Pascal Lissouba. Mais le pays est livré aux milices. La guerre civile fait rage en 1997 et Sassou Nguesso remporte la victoire par les armes contre l’État légal. Il se proclame président le 25 octobre 1997. Il a depuis conservé le pouvoir. La politique congolaise est dominée par l’exploitation du pétrole, découvert en 1970, exploité depuis 1972, essentiel depuis 1974. L’ascension de Denis Sassou Nguesso, dans l’ombre de Marien Ngouabi, suit la même courbe.
 


école de brousse Ourouss 2-1
photo retouchée

17 août 1960 : Le Gabon accède à l’indépendance présidé par Léon Mba, mis en place par les forestiers français
L’armée française le rétablit au pouvoir lorsqu’en 1964 il est chassé par Jean-Hilaire Aubame. Aucun pays n’a été aussi directement lié à Paris qui en a fait sa base africaine d’intervention. Second du pouvoir dès 1965, Albert Bongo succède à Léon Mba en 1967 et conserve le pouvoir jusqu’à sa mort à Barcelone le 8 juin 2009. Il a su corrompre ses opposants mais le plus valeureux, Germain Mba, a été assassiné en 1971. Le fils de Bongo, Ali Bongo, vient de lui succéder dans une élection douteuse. Depuis les années 70 le pétrole représente l’essentiel de l’économie gabonaise. La rente pétrolière n’a pas servi au développement du pays qui est resté sans infrastructures ni équipements, mais à l’enrichissement du clan Bongo et des ses alliés français, hommes politiques et hommes d’affaires.


 

20 août 1960 : Le Sénégal proclame son indépendance
La fédération du Mali, formée du Sénégal, du Soudan français, n’aura duré que quelques mois, après que la Haute-Volta et le Dahomey l’ont quittée dès ses premiers jours, sabotée, dit-on, par Houphouët Boigny. Le président est Léopold Sédar Senghor, écrivain, très attaché à la France, père de l’institution de la francophonie. Il réprimera durement des mouvements étudiants et syndicaux. L’assassinat du brillant Omar Diop Blondin en prison entache son pouvoir. Senghor démissionne en 1980 au profit de son premier ministre Abdou Diouf. Ce dernier est président jusqu’en 2000, où il est battu à l’élection présidentielle par Abdoulaye Wade.



22 septembre 1960 : L’ancien Soudan français devient indépendant sous le nom de l’ancien empire du Mali
Il est dirigé par Modibo Keita, homme politique progressiste et panafricain, un des pères de l’OUA en 1963. Celui-ci est renversé par un coup d’Etat militaire en 1968, par le général Moussa Traoré qui impose une dictature féroce. En 1977 Modibo Keita meurt en détention de façon suspecte. En 1992 après la répression sanglante de la revendication de démocratisation, un coup d’Etat militaire mené par le colonel Amadou Toumani Touré le chasse et organise la première élection multipartite remportée par Alpha Oumar Konaré, réélu en 2007. Amadou Toumani Touré lui succède en 2002 et est réélu en 2007.


28 novembre 1960 : La Mauritanie accède à l’indépendance
Le premier président est l’avocat Moktar Ould Daddah. Il mène une politique d’indépendance nationale, créant une monnaie, l’ouguiya, dénonçant les accords avec la France, nationalisant la Miferma société d’exploitation des mines de fer. La guerre contre le front Polisario, qui revendique l’indépendance du Sahara occidental, mine le régime qui est renversé en 1978 par un coup d’Etat militaire. Le comité militaire qui lui succède prend fin en 1984 avec la prise de pouvoir du colonel Ould Taya. En 1989 les violences contre les négro-mauritaniens se déchaînent. Plus de 120 000 sont déportés au Sénégal. En 2005 Ould Taya est chassé du pouvoir par un putsch militaire mené par le colonel Ely Ould Vall. L’élection présidentielle de 2007 est remportée par Ould Cheikh Abdallahi. Le 6 août 2008 un coup d’Etat porte au pouvoir le général Ould Abdel Aziz.


village de Sall - Sénégal oriental 1  village de Sall - Sénégal oriental


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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 09:39


1er janvier 1960, l’indépendance du Cameroun est proclamée
Le premier président est Ahmadou Ahidjo, qui avait été ministre de l’intérieur puis premier ministre sous le régime d’autonomie interne instauré en 1956. Installé au pouvoir par le gouverneur Jean Ramadier, il conduisit la répression contre l’UPC, parti indépendantiste, traduite par une guerre féroce, avant et après l’indépendance, avec un corps expéditionnaire français, de 1956 à 1971, qui fit plusieurs centaines de milliers de morts. Ahidjo quitte le pouvoir en 1982 en faveur de son premier ministre Paul Biya qui s’est succédé à lui-même depuis en réprimant dans le sang une tentative de coup d’Etat militaire, en 1984, et plusieurs mouvements de revendications populaires, en 1992 et en 2008.

27 avril 1960, le Togo accède à l’indépendance
En 1958 le parti indépendantiste avait remporté les élections. Son leader Sylvanus Olympio devient le premier président. Il est renversé et assassiné dans un coup d’Etat le 13 janvier 1963. Nicolas Grunitzky lui succède, sera lui-même chassé en 1967 et mourra dans un accident à Paris en 1969. L’artisan des coups d’Etat de 63 et 67, l’ex sergent de l’armée française Gnassingbé Eyadema prend le pouvoir, instaure un parti unique le RPT et réprime toute opposition. Il reste au pouvoir jusqu’à sa mort le 5 février 2005. Son fils Faure Gnassingbé lui a succédé lors d’une élection contestée qui a provoqué des dizaines de morts.

 26 juin 1960, la république de Madagascar est instaurée
La grande révolte de mars 1947, écrasée dans le sang de dizaines de milliers de Malgaches, a durablement marqué les esprits. Le premier président Philibert Tsiranana, protégé de la France ne surmontera pas l’hostilité de la population et quitte le pouvoir en 1972 en faveur d’un militaire chargé de faire l’Union nationale. En 1975, après l’assassinat du populaire général Rasimandrava, le capitaine de corvette Didier Ratsiraka instaure un régime autoritaire se disant révolutionnaire, à la fois pro soviétique et non aligné. Il se maintient jusqu’en 1993. Après un intermède parlementaire jusqu’en 1996, Ratsiraka est réélu. En décembre 2001 Marc Ravalomanana l’emporte mais ne peut faire reconnaître sa victoire qu’en juillet 2002, après six mois de manifestations populaires. Réélu en décembre 2006, Ravalomanana se heurte en 2008 à l’opposition du maire de Tananarive. Il est contraint à quitter le pouvoir qui est confié à un comité militaire.


coiffe violette

1er août 1960
 : Le Dahomey devient indépendant

Hubert Maga est son premier président. Il est poussé à démissionner en 1963 par le colonel Christophe Soglo, qui le remplace d’abord par Sourou Migan Apithy et prend le pouvoir lui-même en 1965 jusqu’en 1967. Alphonse Amadou Alley, Emile Derlin Zinsou, Paul-Emile De Souza se succèdent au pouvoir. Hubert Maga revient de 1970 à 1972. Le capitaine Mathieu Kérékou prend alors le pouvoir et engage le régime dans la voie marxiste. En 1975 le Dahomey devient le Bénin. Kérékou échappe à plusieurs tentatives de coup d’Etat mais ne tombe jamais dans la répression. En 1977 un débarquement de mercenaires menés par Bob Dénard, parti du Gabon pour renverser le régime échoue. En 1990 le Bénin est le premier pays à organiser une conférence nationale. En 1991 Nicéphore Soglo est élu président. Mathieu Kérékou revient au pouvoir en 1996, est réélu en 2001. En 2006 c’est l’économiste Yayi Boni qui gagne l’élection présidentielle. Le Bénin, pauvre en ressources, a, semble-t-il évolué de façon relativement autonome.


3 août 1960 : Le Niger devient indépendant
Il est présidé de 1960 à 1974 par Hamani Diori, un des fondateurs de la francophonie. En 1970 on découvre l’importance des gisements d’uranium au Niger. La COGEMA française, devenue AREVA les exploite à partir de 1971. En 1974 Hamani Diori veut indexer le cours de l’uranium sur celui du pétrole. Un ancien sergent de l’armée française Seyni Kountché, le chasse par un coup d’Etat le 15 avril 1974 et demeure au pouvoir jusqu’à sa mort en 1987. Après des progrès démocratiques dans les années 90, l’actuel président Mamadou Tanja vient de créer une crise politique en changeant les institutions pour se maintenir au pouvoir.


5 août 1960 : La Haute Volta, cette région qui avait fait partie de la Côte d’Ivoire puis en avait été séparée, accède à l’indépendance
Le premier président Maurice Ouédraogo s’associe, dans le Conseil de l’Entente, à la Côte d’Ivoire au Dahomey et au Niger. En 1966 le colonel Sangoulé Laminaza prend le pouvoir et s’y installe comme président jusqu’au coup d’Etat du colonel Saye Zerbo en novembre 1980. En septembre 81 le capitaine Thomas Sankara devient secrétaire d’Etat chargé de l’information. Il démissionne en 82. Le 7 novembre 82 le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo prend le pouvoir. Le très populaire Sankara devient premier ministre en janvier 83. Il est arrêté en mai. Libéré sous la pression populaire il proclame le CNR (Conseil National de la Révolution le 4 août 1983. Le 4 août 84 le pays devient le Burkina Faso. Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné. Blaise Compaoré prend le pouvoir, qu’il détient toujours. Le pays est avant-dernier mondial à l’indice de développement humain.


7 août 1960 : La Côte d’Ivoire devient indépendante
Son histoire est marquée, avant et après l’indépendance, par la personnalité de Félix Houphouët Boigny. Anticolonialiste dans sa jeunesse militante, Houphouët devint le plus francophile des dirigeants africains. Sa longue présidence de la Côte d’Ivoire, de 60 jusqu’à sa mort en 1993, ne fut pas tout à fait paisible. Il réprima de nombreuses contestations intérieures, ourdit plusieurs complots contre des dirigeants africains, tels que Sékou Touré, Kwame N’krumah et passe pour avoir fomenté l’assassinat de Thomas Sankara. Il soutint la sécession désastreuse du Biafra, le coup de force raté contre le Bénin progressiste et entretint des relations avec l’Afrique du sud raciste dont il reçut les dirigeants. Le fameux « miracle ivoirien » de l’explosion économique se révéla un trompe l’œil, avec une croissance sans développement, profitable aux seuls capitaux étrangers. Le règne de ce partisan de l’ordre se termina dans le scandale et le chaos. Il laissa une fortune personnelle colossale et un État fragile. Son successeur Konan Bédié fut chassé par le général Robert Gueï. Les élections qui suivirent mirent au pouvoir l’opposant Laurent Gbagbo. La crise politico-militaire de 2002, avec la tentative de coup d’État, la partition de la Côte d’ivoire et l’intervention de l’ONU, n’est toujours pas résolue. Le pari sur l’avenir qu’on dit avoir été lancé par Houphouët à N’krumah en 1958 – l’un choisissant une pleine indépendance, l’autre la coopération avec la France – a été largement gagné par le Ghana. Dans le dernier classement selon l’indice de développement humain fait par l’ONU, la Côte d’Ivoire est 166e sur 177 et le Ghana 135e.

 barques à St-Louis

barques à Saint-Louis du Sénégal
 
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 13:12

Nous inaugurons aujourd’hui une série de quatre articles. Quatre articles qui en fait n’en forment qu’un mais comme celui-ci est long, j’ai préféré le scinder. Il s'intitule " En attendant l'indépendance; retour sur l'histoire des décolonisations françaises", est écrit par Odile Tobner et revient sur la période coloniale, le passage à l’indépendance et la situation actuelle de nos anciennes colonies africaines. Nous sommes comme on le sait maintenant dans « 2010 – année de l’Afrique » la publication de cet article sur ces pages s’imposait donc.
 

Odile TOBNER BIYIDI - France

odile Tobner « Odile Tobner est un nom d'écrivain, l'alias de Odile Biyidi Awala.
Professeur agrégé de Lettres classiques, mère de famille, elle fut l'épouse de
Mongo Beti.
Odile Tobner fut chargée de cours en littérature française du XVIIe siècle, à l'université de Rouen, de 1978 à 1984. Avec 
Mongo Beti, elle créa la revue Peuples noirs peuples africains et publia un dictionnaire de la négritude.
Directrice de la librairie des Peuples Noirs à Yaoundé au Cameroun, elle est depuis le 17 septembre 2005, présidente de Survie France. »

En attendant l'indépendance: retour sur l'histoire des décolonisations françaises

en attendant logo

A partir du XVIe siècle l’Europe occidentale lance à son profit la mondialisation. Ses vaisseaux sillonnent bientôt toutes les mers du globe. Elle s’empare de l’Amérique, puise des esclaves en Afrique pendant quatre siècles, avant de s’emparer des territoires africains à la fin du XIXe siècle. Cette histoire de l’Afrique est encore aujourd’hui enseignée à partir de la vision du seul conquérant, présenté comme donnant naissance à « toute une partie de la planète qui n’existait pas jusque là », simplement parce qu’elle n’existait pas pour les Européens. L’histoire précolombienne en Amérique, l’histoire précoloniale en Afrique, sont des appendices de la préhistoire, traitées par les anthropologues et les ethnologues avec une suffisance paternaliste

Au XXe siècle, au faîte de sa puissance, l’Europe se dévore elle-même en deux guerres mondiales abominables qui sonneront le glas de sa prééminence. La colonie anglo-américaine, qui s’était précocement détachée de la métropole à la fin du XVIIIe siècle, prend au XXe siècle le relais de la puissance européenne dans la domination mondiale, tandis que l’appendice eurasiatique des empires russe et chinois résiste à l’abri du socialisme.

À l’issue de la deuxième guerre mondiale les grands empires coloniaux sont ébranlés. L’implosion de l’Europe autour du noyau dur allemand a été à l’origine de la grande recomposition de la seconde moitié du XXe siècle. L’émancipation des colonies se fait sur fond d’affrontement idéologique et impérialiste Est Ouest. Le feu des guerres coloniales embrase ce qu’on appelle désormais le Tiers Monde.

Copie de au revoir 

 En France, au mythe de la colonisation civilisatrice succède celui de la décolonisation pacifique

L’exaltation et l’orgueil nationaux survivent à l’échec de l’une et de l’autre, dans un effort de dissimulation pathétique, qui nous vaut à l’heure actuelle des débats aussi anachroniques que celui sur l’identité française, au lieu d’effectuer une radicale et salutaire clarification de l’histoire entre vainqueurs et vaincus destinés, paraît-il, à cohabiter dans l’égalité. Nous en sommes loin. Le geste magistral et profanatoire de Cheikh Anta Diop, reprenant possession de l’histoire de son continent, dès les années cinquante, a été puni d’un ostracisme résolu et persistant. L’histoire doit toujours être faite par les anciens maîtres, qui entendent le rester coûte que coûte.

Le fameux discours de Brazzaville du général de Gaulle, le 30 janvier 1944, s’en tient seulement à proposer une adaptation de la domination. Avec la conviction d’une grande magnanimité il préconise d’admettre l’indigène à partager son propre gouvernement. Après la deuxième guerre mondiale, le gouvernement provisoire de la France, par une ordonnance du 22 août 1945, établit que les élections auront lieu dans l’Empire français au double collège, celui des citoyens, français métropolitains, et celui des autochtones. En avril 1946 l’assemblée constituante abolit le code de l’indigénat avec le travail forcé et la justice indigène spéciale. La loi Lamine Gueye accorde théoriquement la citoyenneté aux habitants des colonies. La constitution de la IVe république, ratifiée le 27 octobre 1946, institue l’Union Française, qui remplace l’Empire français. Les anciennes colonies deviennent des territoires ou des départements d’Outre Mer. Les anciennes colonies allemandes sous mandat de l’ONU, Togo et Cameroun, sont intégrées à l’Union française. Mais les massacres de Sétif le 8 mai 1945, le jour même de la capitulation de l’Allemagne, la répression de l’insurrection de Madagascar en 1947 puis le déchaînement des terribles conflits indochinois, de 1946 à 1954, et algérien, de 1954 à 1962, montrent la réalité et la détermination de l’ambition impériale qui subsiste intacte sur le fond.

Les aspirations des colonisés à une légitime émancipation ont toujours été considérées comme des agressions injustifiées contre la puissance française

Traque des syndicalistes, poursuites contre les nationalistes autochtones, interdictions des partis et des publications anticolonialistes sont le pain quotidien des futures ex-colonies. Les concessions sont accordées chichement. En 1956 la loi Defferre, du nom du ministre de l’Outre-Mer, dite aussi loi-cadre parce qu’elle n’édicte rien mais laisse toute latitude au gouvernement de légiférer par décrets, met en place, un semblant d’autonomie.

De Gaulle, arrivé au pouvoir en mai 1958, propose au référendum, en octobre 1958, la constitution de la Ve république prévoyant, dans son titre XIII, une structure rassemblant la France et ses anciennes colonies dans une Communauté qui se substitue à l’Union française. Seule la Guinée, sous l’impulsion de Sékou Touré, répond « non » à ce référendum et accède immédiatement à l’indépendance. La communauté sera éphémère. En 1960 la nécessité d’une indépendance nominale pour les anciennes colonies s’impose. Le tour de passe-passe gaulliste consiste à prendre la tête d’un mouvement inévitable et à instituer des indépendances telles que la souveraineté politique, économique et militaire de la France demeure sur ses anciennes colonies. Les conseillers français sont présents partout. Le Franc de la Communauté Française d’Afrique est géré par le Trésor français, l’armée française est garante de l’ordre dans les nouveaux Etats. La nouvelle situation présente même bien des avantages en faisant faire à la France l’économie de l’administration coloniale tandis que les instruments de l’exploitation restent intacts. L’accès aux matières premières et l’alignement diplomatique sont garantis. Tous les contrevenants seront punis par des coups d’État ou des assassinats, alors que les fidèles seront défendus contre les mouvements populaires. L’histoire de la Françafrique à la Foccart s’ouvre pour un demi-siècle.

Un simple rappel des faits permet de réfuter le tableau officiel idyllique de l’accès à l’indépendance des pays subsahariens, tel qu’il est peint par Jacques Toubon : « Une décolonisation réussie, parce que c’est une décolonisation qui s’est faite par consentement mutuel, la volonté de ces pays de ces territoires, après la loi cadre de 1957, après la marche vers l’autonomie de 1958, après la constitution que le général de Gaulle a fait adopter en 1958, d’accéder à l’indépendance pleine et entière d’états souverains, secondés par la France, à ce moment-là, et soutenus par elle tout au long de ces 50 années ». La réalité est tout autre et le résultat de cette collaboration est hélas très visible.

Copie de le fleuve Sénégal à Saint-Louis

le fleuve Sénégal à Saint-Louis 


 


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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:15

On le sait le Sénégal est musulman à 95%. Dans la religion musulmane obligation est faite aux croyants de prier cinq fois dans la journée, chez soi, à la boutique, à la mosquée ou en tout autre endroit et ceci à heure fixe un peu comme un médicament doit être pris sous peine de voir son efficacité  fortement amoindrie.

 
sortie de mosquée 
sortie d'une mosquée de Mbour après la prière de 17h 
 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 07:51










repos du regard
barques à Pointe Sarène - Sénégal















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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 08:01

Sujet particulièrement sensible et difficile que je voudrais aborder aujourd’hui. Sujet sur lequel on a pu lire ou dire tout et son contraire, tout et n’importe quoi. Sujet qui enflamme les esprits occidentaux – surtout les esprits féminins concernant l’excision – avec une connaissance souvent inexistante de l’histoire du phénomène. Curieusement la circoncision ne trouble personne, homme ou femme, les deux procèdent pourtant de la même intention comme nous allons le voir.

En tentant de comprendre ces pratiques qui durent depuis des millénaires soyons clairs, il ne s’agit en aucun  cas de les excuser encore moins de les réhabiliter dans les contrées où elles ont disparu. Mais si nous voulons développer un argumentaire crédible auprès des populations qui les pratiquent encore ce n’est pas en poussant des cris d’orfraie horrifiés, parfaitement velléitaires et inutiles, que l’on pourra à terme éradiquer ces ablations. C’est au contraire en essayant de réfléchir à ce qui les sous-tend et justifie leur persistance dans les sociétés africaines, en essayant de comprendre les ressorts profonds et profondément mystiques qui les induits que l’on pourra être entendu et notre discours suivi d’effet. La position le plus souvent  en cours, le rejet tranché et ethnocentrique nous mène à l’objectif très exactement inverse de celui recherché, nous mène à un blocage culturel sans aucune efficacité.
 

imagesJe vais donc laisser la parole au grand ethnologue et africaniste français Dominique ZAHAN (1915-1991) cité par Alassane NDAW (Sénégal) dans « LA PENSEE AFRICAINE – recherches sur les fondements de la pensée négro-africaine ».



« Dominique Zahan considère la personne Bambara (ethnie de la boucle du Niger) selon deux aspects, ou deux moments de sa vie : avant et après la circoncision.

Avant la circoncision, l’homme est considéré comme androgyne. A sa naissance, il est pourvu de quatre principes spirituels théoriquement distincts du corps, soit deux âmes : ni, et deux doubles : dya. Une âme et un double sont censés demeurer dans le prépuce s’il s’agit d’un garçon, dans le clitoris s’il s’agit d’une fille. L’autre âme et l’autre double habitent le reste du corps.

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danses rituelles de l'excision - Afrique centrale
 
Le ni et le dya sont des notions très complexes. En somme, chaque être humain a deux âmes et chacune de ces âmes a un double. Le ni représente tout l’aspect inconscient de la personne, tandis que le dya est formé, à l’opposé, par la partie consciente de l’être humain, par ses facultés intellectuelles, par la volonté.

Avant la circoncision ou l’excision, la personne a, en quelque sorte, une double personnalité. L’une, qui pourrait être qualifiée de globale, est formée par l’ensemble des quatre éléments, tandis que l’autre est la personnalité proprement sociale, qui n’est pas actualisée avant la circoncision. Elle est, d’une certaine manière, virtuellement contenue dans la personne totale.

Au moment de la circoncision, on retranche, avec l’ablation du prépuce chez les mâles et l’ablation du clitoris chez les femmes, un ni et un dya à l’être humain. Par le fait même, on actualise et on met en valeur sa personnalité sociale. Le prépuce, pour les bambaras, en effet, est un organe femelle, tandis que le clitoris est mâle. Après la circoncision et l’excision, l’être humain perd donc son androgynéité, acquérant la mono-sexualité, indispensable à l’exercice de son rôle social. Abandonnant sa bivalence sexuelle, l’homme prend de la valeur dans la société où il vit.

On peut donc en déduire que la conséquence de la perte de l’androgynéité est une sorte de nostalgie de l’unité primordiale. Car l’être épousé plus tard, qui n’est pas du même sexe, est toujours « extérieur ». L’être humain ne pourra donc retrouver l’unité primordiale qu’en s’unissant à la Divinité. »

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 12:14

Léoplod Sedar Senghor dans
« 
les élégies majeures »

Joie de la délivrance !

D’échapper aux ventouses des humidités primordiales,

            Et des chaleurs des humeurs, du sang du sperme.

Joie de la liberté !

Comme le lézard bleu à tête jaune, jouir du soleil bleu

            et la fraîcheur des eaux

De la fraîcheur des Alizés la nuit, quand sous les draps

            noirs on les entend longuement murmurer alentour

            des hautes terrasses.

Je me fortifierai du mil nouveau ; de l’huile vierge, je

            m’oindrai le front et les yeux

La  bouche. Mais danger de l’âme citerne, qu’on vide

            quand les greniers sont dru dressés

Danger d’hiverner pendant la belle saison.

Ma  négritude point n'est sommeil de la race mais soleil

            de l’âme, ma négritude vue et vie

Ma négritude est truelle à la main, est lance au poing

Récade. Il n’est question de boire de manger l’instant qui passe

Tant pis si le m’attendris sur les roses du Cap-Vert !

Ma tâche est d’éveiller mon peuple aux futurs flam-

            boyants

Ma joie de créer des images pour le nourrir, ô lumières

            rythmées de la Parole !

Maintenant que les greniers craquent et que les

            taureaux sont lustrés

Maintenant que poissons abondent dans nos eaux, aux

            franges des courants marins

Il ferait si bon de dormir sous les Alizés…

Or me voilà tout brillant d’huile comme l’or rouge,

            comme le champion du Sine au bout de la saison

Miel dans la voix des jeunes filles – pour les noces du

            Printemps on se disputera ses aigrettes.

Je dis noces avec mon peuple, et que je m’y prépare

            par la veille et le jeûne.

Non, je ne suis pas prince au bandeau pourpre, pagne

            classique, poitrine crucifiée de cauris blancs

Je ne suis pas le guêpier de Nubie le gonolek de

            barbarie

Mais combassou du Sénégal, j’ai revêtu ma livrée bise.


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Novembre 1978 - Au Sénégal, en costume traditionnel, avec le président Léopold Sedar Senghor. Pierre Mauroy a fait le déplacement afin de jumeler Lille avec Saint-Louis. Photo archive.

 


 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 08:17

Avec François Bozizé en Centrafrique (2003), Dadis Camara récemment en Guinée Conakry et plus récemment encore, ce 18 février, une junte emmenée par Salou Djiba au Niger – pour ne citer que ceux-ci  - l’Afrique n’en finit décidemment pas avec ses coups d’état  : une quinzaine en dix ans !

Pour tenter de comprendre ce mal endémique qui secoue régulièrement le continent, Philippe HUGON, directeur de recherche à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques) propose un début d’explication, recueilli par Elisabeth PINEAU pour le journal « La Croix ».

moussa-dadis-camara4

François Bozizé

Salou Djiba
EXTRAITS

« Plusieurs raisons peuvent expliquer la recrudescence des coups d’État en Afrique. La première, c’est qu’un certain nombre de présidents en place, qui sont souvent eux-mêmes arrivés au pouvoir par ce moyen-là, s’y maintiennent en modifiant la Constitution.

Ce fut le cas en Mauritanie il y a deux ans, et la semaine dernière au Niger. Les coups d’État qui s’ensuivent ont a priori l’objectif de redonner le pouvoir aux urnes. Mais ce sont souvent de fausses promesses, même si l’armée apparaît parfois comme l’ultime recours. Les coups d’État peuvent aussi s’expliquer par des luttes entre différents clans de l’armée.
 

On peut distinguer trois temps de la vie politique africaine. Il y eut d’abord le temps des partis uniques parrainés par les anciens colonisateurs. En Afrique francophone, beaucoup de pays, au lieu de constituer une armée nationale, ont préféré que cette fonction régalienne soit assurée par la France.

 Puis vint le temps du pouvoir personnel des grands leaders africains. Ce modèle a pratiquement disparu avec le conditionnement de l’aide au développement par les bailleurs de fonds à l’établissement du multipartisme. On a assisté dès lors à moins de coups d’État proprement dits, mais plutôt des élections contestées.

Le temps actuel est plus difficile à caractériser. Il existe de vraies démocraties, comme en Afrique du Sud, au Ghana ou au Botswana. Mais d’un autre côté, de nombreux présidents cherchent à se maintenir “à vie”.
 
Les conflits armés se sont déplacés vers
la Corne de l’Afrique (Somalie, Érythrée, Éthiopie) et vers l’Afrique centrale (RDC, Tchad, Soudan). C’est lié à la personnalisation du pouvoir, à la faiblesse de la société civile, au fait qu’il y a peu de partis programmatiques, et au manque de séparation des pouvoirs et de contre-pouvoirs.
»

carte de l'Afrique

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 07:58

Michel OnfrayPiéger la mémoire. Comment procéder ? Ecrire ? Noter ? Dessiner ? Envoyer des lettres ? Et si oui, brèves ou longues ? Préférer des cartes postales ? Photographier ? Transporter avec soi des carnets sur lesquels  on consigne croquis et phrases, mots et silhouettes, chiffres et nombres ? De la moleskine ou du cuir, du carton ou du tissu, reliés ou brochés, joliment entoilés ou négligemment déchiquetés ?”
                 Michel Onfray, «Théorie du voyage »

 

 

g k chestertonLe voyageur voit ce qu’il voit, le touriste voit ce qu’il est venu voir.
Gilbert Keith Chesterton 

 




1653 466915308 5 taj mahal H211947 SOn ne peut comprendre l’autre qu’en marchant deux kilomètres dans ses mocassins.
Proverbe indien

 


rudyard-kiplingEloignez-vous un jet de pierre sur la droite ou sur la gauche de cette route bien entretenue sur laquelle nous marchons, et aussitôt l’univers prend un air farouche, étrange
                 R. Kipling

 

 

Paul MorandUn bon voyageur ne doit pas se produire, s’affirmer, s’expliquer, mais se taire ; écouter et comprendre.
Paul Morand

 

 

LamartineIl n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.
Alphonse de Lamartine, extrait de « Voyage en Orient »


pour citations 
l'atlantique vers Popenguine - Sénégal 

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