Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Dominique Baumont

  • : Le blog de Dominique BAUMONT
  • Le blog de Dominique BAUMONT
  • : UN ESPACE D'AFRIQUE ET D'HUMANITE, D'EXPERIENCES VECUES, UN ESPACE DE PARTAGE ET D'ECHANGE.
  • Contact

L' Auteur

  • Dominique BAUMONT
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique.

VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE.

2005–2007 en CENTRAFRIQUE.

2008–2010 au SENEGAL.

2012-2014 en 
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique. VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. 2005–2007 en CENTRAFRIQUE. 2008–2010 au SENEGAL. 2012-2014 en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

Copyright

Recherche

Un voyage se fait toujours trois fois...

Une première en rêve, en imagination,

au ras des cartes.

Une deuxième le long des routes,

dans des bus rapiécés,

dans des gares en attente

d’hypothétiques trains,

dans des hôtels douteux ou des jardins radieux.

Enfin une troisième et interminable en souvenir,

dans la présence d’instants

qui vous constituent désormais

et que rien n’y personne ne peut effacer.

Elisabeth FOCH - Journaliste française - Prix Nadal 1990 

matin à Kikwit 2

 Matin à Kikwit. Bandundu. RDC

 

Archives

Une incitation au voyage. En chanson

La promesse d'une expérience de

Volontariat Solidaire réussie.

 

Musique de Zaz "On ira"

Vidéo de Ion Eminescu

Chargé de communication à la DCC

L'IVRE D'AFRIQUE

Copie (3) de la place du souvenir 1

voyager c'est...

...aller à la rencontre de la poussière savoureuse

des hommes.

Georges Scheade - Poète libanais

bonnes-Ouaka.jpg

db.jpg

au revoir les amis

Copie de entre-Kemb--et-Bangassou

calvaire 1

Kimbala 16

scène de rue

Catégories

EN PAYS PYGMEE - CENTRAFRIQUE

NGOUMA

famille-pygm-e

pygmées à Manasao

A MEDITER

enfant et vautour

Il y a pire que

le bruit des bottes, 

il y a le silence des pantoufles.

Max Frisch 

SENEGAL - 2010

regard du Sénégal 1-copie-1

enfants pointe sarène

regard du Sénégal-copie-1

regard du Sénégal 2

22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 07:58

Michel OnfrayPiéger la mémoire. Comment procéder ? Ecrire ? Noter ? Dessiner ? Envoyer des lettres ? Et si oui, brèves ou longues ? Préférer des cartes postales ? Photographier ? Transporter avec soi des carnets sur lesquels  on consigne croquis et phrases, mots et silhouettes, chiffres et nombres ? De la moleskine ou du cuir, du carton ou du tissu, reliés ou brochés, joliment entoilés ou négligemment déchiquetés ?”
                 Michel Onfray, «Théorie du voyage »

 

 

g k chestertonLe voyageur voit ce qu’il voit, le touriste voit ce qu’il est venu voir.
Gilbert Keith Chesterton 

 




1653 466915308 5 taj mahal H211947 SOn ne peut comprendre l’autre qu’en marchant deux kilomètres dans ses mocassins.
Proverbe indien

 


rudyard-kiplingEloignez-vous un jet de pierre sur la droite ou sur la gauche de cette route bien entretenue sur laquelle nous marchons, et aussitôt l’univers prend un air farouche, étrange
                 R. Kipling

 

 

Paul MorandUn bon voyageur ne doit pas se produire, s’affirmer, s’expliquer, mais se taire ; écouter et comprendre.
Paul Morand

 

 

LamartineIl n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.
Alphonse de Lamartine, extrait de « Voyage en Orient »


pour citations 
l'atlantique vers Popenguine - Sénégal 

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:14

"Au bord  du fleuve Congo"

   __________ ~~~~~~~~__________
 

Congo, qui coule au milieu de l'Afrique, juste en face de la grande île M'Bamou, où viennent dormir les perroquets, il y avait un village de pêcheurs. C'est là qu'habitait bébé Casimir dans une jolie case de terre et de branchages, que Maman Maria balayait soigneusement chaque matin, pour chasser les araignées et toutes les vilaines bêtes qui piquent. 
Quand elle travaillait la terre, pour faire pousser
 
les tomates et les pommes de terre,  quand elle préparait le manioc, en le raclant sur une planche pour en faire une belle pâte bien blanche, quand elle lavait le linge au marigot et qu'elle l'étendait sur les branches basses du manguier, elle posait son petit à côté d'elle et elle chantait tout doucement pour l'endormir:  

"mwana kitoko, m'boté Casimir mwana, mama tamboula, tamboula mama Maria" (ce qui veut dire en Lingala: joli bébé bonjour, bébé Casimir la maman travaille elle travaille mama Maria)

Quand elle allait vendre au marché de Poto-Poto ses citrons qui ressemblaient à de grosses billes vertes et ses papayes rafraîchissantes, elle l'installait solidement dans un boubou multicolore assorti à son pagne et elle l'emmenait avec elle. C'était beau de la voir s'avancer, bien droite, une grosse calebasse posée en équilibre sur sa tête, et dans son dos, son bout de chou dont la tête brune se balançait au rythme de la marche. 

  Mama Maria l'emportait partout,  elle savait que la brousse est dangereuse pour les jolis petits garçons dodus.

   Quand Casimir a eu trois ans, il a appris à compter: "mossi, zolé, tatou, iya, pata..."  (1, 2, 3, 4, 5...) il a bien fallu aussi le laisser aller tout seul, comme ses camarades, qui eux, avaient lâché depuis longtemps le pagne de leur maman.
"
Tu peux jouer dans le village et jusqu'à la lisière du bois, mais jamais au 
bord du marigot ni le long du fleuve. C'est là que le caïman guette les petits enfants désobéissants. Tu me promets d'être sage et de ne jamais aller là-bas?

Casimir a promis tout ce qu'on voulait, maman est allée cueillir des bananes derrière la maison, et il est resté sagement à l'ombre du fromager (c'est un très grand arbre qui ressemble au baobab mais en bien plus beau), pour confectionner une pirogue comme celle de papa avec des bouts d'écorces...

Juste une minute,   pour voir si elle flotte bien! Casimir fera tellement vite que maman n'aura pas le temps de s'inquiéter, ni le caïman d'ouvrir sa vilaine bouche.  D'ailleurs, rien à craindre, sauf la fessée de maman si elle apprend quelque chose....

Petit Casimir approche de l'eau sans bruit, il se penche vers une flaque pour y poser.... miséricorde! En un éclair le tronc d'arbre a ouvert son immense bouche pleine de dents pointues, "clac!" il a attrapé la jambe comme dans une tenaille et il tire, il tire l'enfant vers l'eau profonde où il va le noyer: "Maman, maman!"... Le caïman tire tire, mais le petit s'est agrippé à une racine et il résiste de toutes ses forces, ses menottes sont tout écorchées, il va lâcher... "Maman, maman!"

  Dès qu'elle a entendu le cri, elle a compris, elle jette son panier et elle file jusqu'au fleuve, plus rapide qu'une sagaie. Elle attrape sous les bras le petit qui déjà glisse vers l'eau, et elle tire, elle tire, pour résister au caïman qui ne veut pas laisser partir son déjeuner. Courage Mama Maria! Il faut sauver l'enfant! Ses deux pieds enfoncés dans la terre humide, elle s'enracine pour tenir bon, et elle tire, elle tire de toutes ses forces. De toutes ses forces aussi, tire le caïman vorace....

Tout d'un coup la méchante bête laisse échapper Casimir et "plouf" fait un grand plongeon dans l'eau. Alors "Boum" la maman tombe à la renverse avec son garçon dans les bras! Elle rit, elle pleure, elle l'embrasse, elle l'étouffe et elle crie: "Vilain m'poutou!  (m'poutou, c'est le diable!) c'est comme ça qu'on écoute maman? Tu vas voir ce que fera papa!"
 Quelqu'un pleure tout près? il n'y a personne et pourtant on entend de gros sanglots!... 

Mais oui! C'est le caïman qui gémit en versant de grosses larmes de crocodile: "Qu'est-ce que je vais devenir? Mes dents sont trop vieilles pour attraper seulement un petit garçon de rien du tout, et je vais mourir de faim!"

Mama Maria est si contente d'avoir retrouvé son Casimir qu'elle a oublié sa peur et sa colère:

"Pauvre vieux ne t'inquiète pas! c'est moi qui te donnerai à manger, tu auras les petits poissons que papa Lucien rapporte du fleuve et même quelquefois, des morceaux de capitaine (c'est le plus beau poisson qu'on puisse pêcher), à la condition que tu ne cherches plus à nous manger, ni toi ni tes frères."

Le vieux caïman a tenu parole, il n'a plus attaqué personne et aucun caïman n'a plus jamais fait de mal aux gens du village.

crocodile 2

 

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 10:40

Amadou Lamine est d'abord poète  né en 1951 à Kaolack - Sénégal
 

13977367lamine-sall-2-jpgIl est le créateur et le Président de la Maison Africaine de la Poésie Internationale – MAPI – et Président des Biennales de poésie de Dakar dont la 6ème édition aura lieu du 24 au 29 novembre 2008 à Dakar.

Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie traduits dans plusieurs langues : Anglais, Espagnol, Polonais, Allemand, Macédonien, Serbo-Croate, Grec, Arabe. Son œuvre poétique a fait l’objet de court métrage pour le cinéma en Europe. Ses œuvres sont aux programmes de nombreuses universités dans le monde et font l’objet de thèses de fin d’études.

Amadou Lamine Sall a été comme conférencier l’invité des universités de Dakar, d’Edimbourg en Ecosse, de Montréal au Québec, de Fredericton au Nouveau Brunswick Canada, de l’université York à Toronto, de Wells dans l’Etat de New York, de l’université du Liban à Beyrouth.

Léopold Sédar Senghor a dit de lui « qu’il est le poète le plus doué de sa génération ». 

Amadou Lamine Sall est membre de l’Académie mondiale de la poésie dont le siège est à Vérone en Italie.

Il est lauréat des Grands Prix de l’Académie française.

Il occupe actuellement les fonctions de Commissaire à la réalisation du projet du Mémorial de Gorée.
Informations recueillies sur le site de l’auteur.


Savane à Fayille

LES VEINES SAUVAGES
Tu arrivais du nord

là où le soleil épuise ses

larmes derrière les barreaux du ciel

sur le dos des éclairs je sais là

où tu es descendue chanter

nouant tes cheveux aux épis de  mil

et tu m'attends du coté le

plus divin de ton corps

là où les dieux ont fait

pousser la fraise dans la mangue

Tu es de ce pays

où les hirondelles ont bu tous les soleils

et le ciel toujours cambré de sommeil

Le vent lève ton nom… Boléro

et ta bouche et tes lèvres infaillibles

ont l'arome langoureux des

chemins de miel que j'aime

Je t'aime comme une guérison

j'aime ta gorge apaisante

la saison de ta bouche quand tu ris

j'aime la maison de tes yeux

tu réchauffes mieux que le ventre

de l'ours à midi

Tu es si belle que tu désamorces

la course des météores…

Tu es mon nouveau livre Boléro

les premiers hiéroglyphes d'un nouveau millénaire

Pourquoi veux-tu briser

l'élan des montagnes ?

Pourquoi veux-tu faire taire l'oiseau du désir ?

Depuis bien longtemps

et pour longtemps encore

parce que tu es là

il ne fait plus nuit dans mon cœur

et j'ai fini par réinventer toutes les leurs

et tu as fini par être plus vraie que le conte

tu ne vieilliras pas

jamais tu ne vieilliras en moi

jamais je ne vieillirais en toi

nous aurons la meme route

et elle sera la route de la terre

elle sera le chemin visible aux questions de l'homme

elle sera la réponse à la tristesse des enfants

il n'y aura plus de secret pour aimer

pour chanter pour danser

parce que l'amour nous habite

parce que les mots nous ont livré leur age

parce que la parole a aboli tous les silences

Et pourtant Boléro et pourtant

les Princes de ce pays ont tout dévoré

ils ont tout volé et tout mangé

ils ont mangé la racine et

jusqu'aux pierres qui bordaient la racine

et dans leur hâte ont tout mangé cru

jusqu'au dernier alphabet de ce pays

et voici que ce pays n'existe plus que

dans la mémoire et le sourire fêlé des paysans

Je sais et tu sais Boléro

combien ces Princes ont asséché toutes les saisons de nos espoirs

ils ont tout supplicié

les totems, les soleils, les cours d'eau, les champs d'arachide

les femmes et les vieillards

et les adolescents sont des montres sans remontoirs

des cartes postales d'un pays sans Coran et sans Bible

Mais avec toi Boléro toi l'Aimée le sang de ce chant

avec toi et cet amour que tu portes et

que je porte plus terrible encore

nous vaincrons la mauvaise terre

pour que pas un bras ne manque à l'AMOUR.

Extraits « Les Veines Sauvages »


fleur-de-paix.jpg
fleur de paix - Centrafrique     

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 12:09

« À l'origine, il y a le carême, période de jeûne de 40 jours avant Pâques. Il commence le mercredi des Cendres et s'achève le samedi Saint.
Le carnaval vient du latin médiéval carne levare : enlever la viande (des repas). La viande désignant le gras que l'on mange les jours gras (Autrefois, on les appelait aussi les jours charnels). Le carnaval a le même sens que le carême-entrant ou carême-prenant qui désignaient, à l'origine, le début du carême. Ces termes ont ensuite désigné la fête clôturant les derniers jours avant le carême.
Aujourd'hui, le jeûne n'est guère pratiqué et se limite essentiellement au vendredi Saint, jour durant lequel les catholiques s'abstiennent de manger de la viande.
Avant le jeûne, il est bon de se défouler ! Ainsi la semaine des sept jours gras précède les 40 jours maigres de carême ! Le Mardi gras est le dernier des jours gras, celui qui est fêté avec le plus d'éclat ! Au jeûne et à l'abstinence s'oppose alors le carnaval.
Aujourd'hui, on a gardé le meilleur (le carnaval) et on a oublié le pire (le carême). Mais ne devrions-nous pas faire carême ? Au moins, les premiers jours, on pourrait s'abstenir d'alcool et de pâtisseries ! Pourquoi ? tout simplement pour redonner au carnaval son lustre d'antan : quand on entre dans une période de privation, on fait d'autant plus la fête ! Pas de carnaval digne de ce nom sans carême ! »


 
Source LEXILOGOS


Copie de mardi gras 6



Le mardi 16 février était donc jour de fête et de carnaval à l’école, une occasion pour faire une fois de plus exploser les couleurs, le soleil, les chants, les danses, et ce jour là, les déguisements.


florilège

Copie de mardi gras 5

mardi gras 3


mardi gras 1
 

mardi gras 7

mardi gras 9

mardi gras 8a

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 13:10

survieLa mascarade à venir est celle qui verra se dérouler tout au long de cette année « 2010, année de l’Afrique » la commémoration des 50 ans d’indépendance de nos quatorze ex-colonies. Même si jusqu’à présent aucune manifestation n’a eut lieu on est en droit de se poser des questions sur la motivation réelle qui sous tend ce projet quand la Françafrique plus alerte que jamais, plus vivace et plus obscure que jamais continue à déployer ses bras nauséabonds pour le plus grand malheur des populations africaines.

Mascarade d’autant plus insupportable qu’elle aura lieu sous le regard affaissé de Bernard Kouchner, ex-humanitaire, peu glorieux alibi d’une politique effroyablement réactionnaire en ce domaine, dont l’itinéraire professionnel me fait immanquablement penser à cette phrase de Saint-Augustin :
« l’ important n’est pas de bien commencer mais de bien finir ».

 

Pour illustrer ce terrible décalage entre l’image que veut donner la France d’elle-même, humaniste, voire humanitaire, ouverte, accueillante et les toujours sombres couloirs de notre politique africaine et de la real politique un remarquable article de l’Association Survie et qui s’intitule : « La Françafrique, 50 ans déjà… »


Il est à lire ici :
http://survie.org/francafrique/article/la-francafrique-50-ans-deja

françafrique



Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 13:26

latérite
(latin later, -eris, brique)

"Sol rouge vif ou rouge-brun, très riche en oxyde de fer et alumine, formé sous climat tropical. Ce sol se transforme en une cuirasse impropre à la culture sous l'effet de l'alternance saison sèche/saison humide. La latérite peut être exploitée comme gisement de fer ou d'aluminium [bauxite]."


piste de Guinée

Guinée


piste GuinéeGuinée


piste vers Ngouma - RCACentrafrique

Pour les amoureux de l’Afrique, cette brève définition du Larousse n’enlève rien à la poésie - oui, à la poésie - au charme puissant, au parfum – oui au parfum et non pas à l’odeur – si caractéristiques qui se dégagent de ces interminables rubans rouges. Il faut les avoir roulés des heures durant, du jour naissant, glacial, au crépuscule sans ombre et étouffant, en passant par les midis brûlants pour en saisir l’incomparable beauté, l’étonnant mystère.


pistes-africaines-blog.jpg

Centrafrique

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 11:55


Personne - quel que soit son degré -
ne voit jamais le sommet de son propre crâne ;
   pour y voir clair, vient toujours un moment
         où l'on a besoin de l'aide d'un autre.

      Tradition orale peule, d'après Amadou Hampâté Bâ
amadou Hampate Ba-2

 

 Cette citation nous vient d’un très riche et très bel article dans la communauté

MYTHES ET SYMBOLES EN AFRIQUE  

 

Il n’y a pas que cela dans cet article, il y a aussi un joli conte peul, fort instructif, à lire absolument et pour ceux que cela intéresse d’apprendre qui est Amadou Hampâté Bâ, un lien vers une brève biographie. Mais le conte et la biographie je vous les laisse découvrir, ils sont sur le blog  Ptite part, de notre amie bongo, et c’est ici :

http://ptitepart.over-blog.com/article-amadou-hamapate-ba-le-roi-ou-le-fou-folie-ou-courage-44854669.html 

 

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 10:18

ma maison à Saly« à la descente » comme on dit ici en parlant de l’heure à laquelle on quitte son bureau pour rentrer chez soi, donc vers 17h, Zall le gardien m’attendait avec une mauvaise nouvelle : en début d’après-midi nous avions été cambriolé. Trois jeunes ont fracturés les grilles des fenêtres à l’arrière de la maison et ont emporté deux télévisions, un magnétoscope appartenant à la propriétaire (qui vit en Hollande) et mon ordinateur portable avec, ce qui est le plus dur à avaler, cinq ou six mille photos de mes précédentes missions en Afrique.

N’ayant en aucune manière le désir de ne rien faire devant cette situation, je décide d’aller porter plainte contre X au commissariat de Mbour, sans excessive conviction je dois l’avouer, mais au moins j’aurai fait ce qu’il fallait. J’y vais avec Zall qui de son coté au nom de sa patronne fait de même.

L’enregistrement de ma plainte est laborieux mais pris au sérieux. Cela a pris du temps et j’ai eu le temps de m’imprégner de la très tenace et très omniprésente odeur d’urine rance qui règne dans les locaux.

Quelques jours plus tard je suis convoqué au commissariat avec Zall pour nos dépositions respectives. Après quelques heures d’attente (!) on nous introduit dans un bureau encombré et en désordre. Une jeune femme couverte d’hématomes, probablement copieusement tabassée, attend dans un coin patiente et résignée, le regard vide, tassée sur une mauvaise chaise que son tour vienne.

Je décline mes civilités et produit mon passeport au jeune commissaire actif et compatissant qui enregistre sur son ordinateur portable l’ensemble des faits relatés par Zall en wolof : s’étant absenté à 12h pour quelques courses à faire à Mbour la maison était sans surveillance. Les voleurs devaient guetter les allées et venues et sachant que je ne rentrais pas à midi ont eu le loisir, mais rapidement,  d’accomplir leur forfait. Ce quartier  n’a pas très bonne réputation mais tout de même pour venir cambrioler en plein jour il faut pas mal de toupet ! Ou alors de l’inconscience.

chèvres en saison sèche - SalySur les trois lascars deux ont été vite appréhendés avec les deux téléviseurs, le lecteur de DVD et conduits dans une cellule commune du commissariat de Mbour avant d’être transférés à la prison de Thiès. Le troisième, précisément celui qui détient mon ordinateur et ses photos court toujours : aux dernières nouvelles il aurait été localisé en Casamance.

Je pensais l’affaire quasiment close, quand à ma grande surprise quinze jours plus tard nous sommes convoqués au tribunal de Thiès. L’étant à 8h du matin nous partons tôt avec Zall. Cependant même s’il faut saluer la diligence de la justice sénégalaise dans ce dossier, nous ne sommes passés devant le tribunal qu’à 18h30 ! Longue journée d’attente sans pouvoir nous éloigner car nous ignorions quand notre tour viendrait.

Journée d’ennui, sans manger - j’ai juste envoyé Zall nous chercher une bouteille d’eau - mais ce jour là j’ai appris quelque chose, une explication sur ce vol qui ne constitue évidemment pas une excuse : en effet le jour du cambriolage nous étions à quelques jours de la tabaski (en Afrique du nord on l’appelle Aïd el kebir ou fête du mouton), grande fête à laquelle Zall, musulman, allait de son coté avec toute sa famille, participer. C’est une fête qui coûte cher : il faut acheter un voire plusieurs moutons, certaines familles n’ont pas les moyens de le faire et il est particulièrement humiliant, déshonorant, impensable de ne pas être, financièrement s’entend, à la hauteur de l’événement. C’est ainsi que l’on note à cette époque de l’année une recrudescence des vols, chacun cherchant par tous les moyens, y compris donc les plus répréhensibles, à rassembler les sommes nécessaires à la réussite de cette manifestation à la fois familiale et collective.

 

A la barre je les regarde les deux jeunes délinquants à la dérobée : ils ont de belles et bonnes têtes, presque des têtes d’enfants que l’on imagine souriantes en d’autres circonstances.

« Ils n’ont pas été  longtemps sur les bancs »  me glisse Zall avec un rien de mépris signifiant par là qu’ils n’ont pas été longtemps à l’école.

 

La sentence du tribunal est lourde, il faut dire que l’un d’entre eux est récidiviste: deux ans de prison dont unmon quartier ferme, 400000 fcfa (600 euros)  de dommages et intérêts pour la propriétaire de la maison et 800000 fcfa (1200 euros) pour moi. Montant colossal que leurs familles vont bien devoir réunir quand ils sortiront de prison. A ce moment là je serai déjà rentré en France, je suis donc raisonnablement optimiste sur les chances que j’ai de récupérer mon dû car tant qu’ils ne se seront pas acquittés de leur dette ils devraient restés dans leur sinistre geôle…

 

Cette année là ils ne fêteront pas la tabaski avec leurs familles au village, ils ont perdus ce qu’ils avaient volé, vont passer un an en prison et sont couverts de dettes.

Triste bilan, bilan en fait d’une partie de la jeunesse dans un pays pauvre au système éducatif public défaillant, au chômage endémique, d’une jeunesse souvent laissée pour compte.

Et je n’arrive pas, je l’avoue malgré la perte de mes photos, à considérer ces apprentis voleurs comme seuls et uniques  responsables de mon préjudice.


#
   
sur la droite, une maison blanche et sur la gauche un mur blanc couvert de bougainvilliers: c'est là où je vis.
##   à la saison sèche les chèvres du quartier n'ont rien d'autre pour se nourrir que du papier journal.
### le quartier en question.

 

 

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 10:04


Cette photo a été prise en Centrafrique, mais j'ignore totalement quel est le nom de la fleur. Si parmi les visiteurs du week-end, connaisseurs de l'Afrique, il s'en trouvait un qui puisse me renseigner...
Maria ? (son blog est ici, à voir: http://jambo-africa.over-blog.com/ ) est-ce celle-ci que vous avez déja publié ?

fleur d'Afrique
Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:17

Au Bénin :

"Un grain de maïs a toujours tort devant une poule."

Au Burkina :

"Quelle que soit la laideur d'une femme au teint clair, sa cuisse est bonne à prendre."

Au Burundi:

"Même s'il n'y a pas de coq pour chanter à l'aube, le jour se lèvera."

En Côte d'Ivoire :

"Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus."

Au Gabon :

"Quelle que soit la maigreur d'un éléphant, ses couilles remplissent une marmite."

En Gambie :

 "Le monde a beau changer, le chat ne pondra jamais."

Au Kenya :

 "Le café aura beau se vanter d'être noir, le lait le fera toujours déchanter."

Au Mali :

"Rire de l'anus de son voisin n'est pas un crime, mais convier toute sa famille à le faire est inadmissible."

Au Niger :

"Le putois ne sent pas l'odeur de ses aisselles."

Au Sénégal :

 "Celui qui veut du miel doit avoir le courage d’affronter les abeilles."

En Zambie :

 "Attends d'avoir traversé la rivière avant de dire que le crocodile a une sale gueule."

a3.jpg






















La Kotto
Centrafrique

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article