Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Dominique Baumont

  • : Le blog de Dominique BAUMONT
  • Le blog de Dominique BAUMONT
  • : UN ESPACE D'AFRIQUE ET D'HUMANITE, D'EXPERIENCES VECUES, UN ESPACE DE PARTAGE ET D'ECHANGE.
  • Contact

L' Auteur

  • Dominique BAUMONT
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique.

VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE.

2005–2007 en CENTRAFRIQUE.

2008–2010 au SENEGAL.

2012-2014 en 
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique. VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. 2005–2007 en CENTRAFRIQUE. 2008–2010 au SENEGAL. 2012-2014 en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

Copyright

Recherche

Un voyage se fait toujours trois fois...

Une première en rêve, en imagination,

au ras des cartes.

Une deuxième le long des routes,

dans des bus rapiécés,

dans des gares en attente

d’hypothétiques trains,

dans des hôtels douteux ou des jardins radieux.

Enfin une troisième et interminable en souvenir,

dans la présence d’instants

qui vous constituent désormais

et que rien n’y personne ne peut effacer.

Elisabeth FOCH - Journaliste française - Prix Nadal 1990 

matin à Kikwit 2

 Matin à Kikwit. Bandundu. RDC

 

Archives

Une incitation au voyage. En chanson

La promesse d'une expérience de

Volontariat Solidaire réussie.

 

Musique de Zaz "On ira"

Vidéo de Ion Eminescu

Chargé de communication à la DCC

L'IVRE D'AFRIQUE

Copie (3) de la place du souvenir 1

voyager c'est...

...aller à la rencontre de la poussière savoureuse

des hommes.

Georges Scheade - Poète libanais

bonnes-Ouaka.jpg

db.jpg

au revoir les amis

Copie de entre-Kemb--et-Bangassou

calvaire 1

Kimbala 16

scène de rue

Catégories

EN PAYS PYGMEE - CENTRAFRIQUE

NGOUMA

famille-pygm-e

pygmées à Manasao

A MEDITER

enfant et vautour

Il y a pire que

le bruit des bottes, 

il y a le silence des pantoufles.

Max Frisch 

SENEGAL - 2010

regard du Sénégal 1-copie-1

enfants pointe sarène

regard du Sénégal-copie-1

regard du Sénégal 2

21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 14:53

 

Ces gens là.

Une tasse de thé russe à la main, étouffant quelques flatulences distinguées sur un canapé de cuir beurre frais, la jupe Chanel convenablement serrée sur de vieilles jambes inutiles, l’aimable bourgeoise vient d’appendre une terrible nouvelle : on viole des femmes au Nord-Kivu.

La belle affaire ! Cela fait des années et des années que les femmes sont violées au Nord-Kivu. Elle souffre la jupe Chanel, elle vient d’apprendre aussi qu’en Ouganda - et ailleurs - il y a des enfants enrôlés de force pour être des enfants soldats. Quelle horreur, des enfants ! Compatissante elle a une pensée émue à destination de ses petits-enfants qui eux, Dieu merci, sont à l’abri.

Pire, des hommes sont torturés à mort. Où et pourquoi ? Elle ne s’en souvient plus très bien mais c’est sûr, des hommes sont torturés à mort ; d’ailleurs, elle l’a lu dans un hebdomadaire très chic, et, qui plus est, l’ami d’un ami d’un ami d’un ami revient d’une mission dans une de ces régions et lui en a parlé, écouté d’une oreille distraite. C’est vous dire l’excellent niveau de son information.

Elle a quand même une vie dure la Chanel, vous ne trouvez pas ?

L’autre, cravate Hermès élégamment nouée, acquiesce d’un regard mouillé et dégoulinant d’admiration vers sa tendre épouse qui, humaine en diable, s’intéresse au sort du pauvre monde. Ils n’ont cependant  jamais rien fait pour atténuer ces détresses, car ni l’un ni l’autre n’a défendu quelque cause que ce soit ou signé quelque pétition que ce soit. Leurs seuls engagements et aventures l’ont toujours été par procuration naviguant en permanence sur la crête des douleurs de « ces gens là », dans une compassion de surface.

Reposant sa tasse pour s’emparer d’une viennoiserie appétissante et délicieusement sucrée, elle gémit : mais que peut-on faire pour ces gens-là ? L’Hermès fait un geste d’impuissance, cela l’arrange. Ces gens-là !

Quelle distance dans « ces gens-là ». Ils ne sont qu’à quelques heures d’avion pourtant « ces gens- là », mais quelle distance, quelle méconnaissance de l’autre, quel terrible et inavoué désintérêt de l’autre, dans « ces gens-là ». Quelle volonté de velléité dans cette fausse impuissance.

Ils n’ont jamais bougé la Chanel et l’Hermès. Leur prétention surtout n’a pas bougé. Leur prétention à s’imaginer un rien au-dessus du commun des mortels par le seul fait de se tenir – très vaguement – informé des drames qui se jouent quotidiennement sur la planète.

Mais la tasse de thé russe est vide, il va falloir réfléchir au repas du soir car les Machin viennent diner.

- « Chéri, vous pensez à aller chercher une bouteille de votre meilleur vin à la cave ? Vous savez que les Machin sont amateurs. »

La discussion de ce soir va tourner pour beaucoup autour de la bourse qui baisse, amputant une partie des revenus de ces braves gens les obligeant à revoir leur programme de vacances ou plus triste encore, à devoir limiter les cadeaux des chères têtes blondes. A moins qu’il ne soit évoqué l’admirable concert de Truc ou le dernier film (tout aussi admirable) de Schmilblick, le jeune cinéaste qui monte.

Soirée passionnante et culturelle, on les réinvitera les Machin.


enfants de Centrafrique

Proverbe africain.

« La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation. » 


Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 16:47

 

Texte et photofemme de sable

Dominique Baumont

Le fleuve Sénégal à

Saint-Louis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 15:58

 

havel libro--400x300

« L'élément tragique pour l'homme moderne, ce n'est pas qu'il ignore le sens de sa vie, mais que ça le dérange de moins en moins. »

le fleuve Congo vers Matadi

Le fleuve Congo vers Matadi - Bas-Congo - République Démocratique du Congo 

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:04

 

BALLADE DU

Texte et photo Dominique Baumont -  Sénégal – Juin 2009 

Cliquez sur la photo pour l'agrandir

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 13:55

 

Asimbonanga (« Nous ne l'avons pas vu ») est une chanson du groupe sud-africain Savuka, dirigé par Johnny Clegg.

Cette chanson, incluse dans l’album Third World Child (1987), a propulsé ce groupe à la tête de l'actualité musicale des années 1980.

Son texte, politiquement engagé — surtout pour l'Afrique du Sud de l'époque —, est dédié à Nelson Mandela, alors emprisonné sur l'îlede Robben Island, au large du Cap, et y fait explicitement référence. Il cite aussi le nom de Steve Biko, militant de la lutte contre l’apartheid.

Autre particularité de cette chanson, le titre est zoulou, le refrain est chanté dans cette langue et les couplets en anglais, acte particulièrement provocateur au temps de l'apartheid, surtout de la part d'un groupe multiracial, composé de Blancs et de Noirs.

 

 

esclave-2.jpg

 

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 14:09

 

Ce poème fut pour Nelson Mandela un soutien et une source d'inspiration durant sa longue captivité. 


Dans les ténèbres qui m'enserrent
Noires comme un puits où l'on se noie
Je rends grâce aux dieux, quels qu'ils soient
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances
Je n'ai ni gémi ni pleuré
Meurtri par cette existence
Je suis debout, bien que blessé.

En ce lieu de colère et de pleurs
Se profile l'ombre de la Mort
Je ne sais ce que me réserve le sort
Mais je suis, et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin
Nombreux, les châtiments infâmes
Je suis le maître de mon destin
Je suis le capitaine de mon âme.


200px-William Ernest Henley youngWilliam Ernest Henley (1843-1903) William Ernest Henley (né le 23 août 1849 à Gloucester et mort le 11 juillet 1903 à Woking) est un poètecritique littéraire et éditeur britanniqueIl a reçu une éducation non religieuse à la grammar school. Atteint d'unetuberculose osseuse à l'âge de 12 ans, il dut subir une amputation de son pied gauche à mi-jambe. L'écrivain Robert Louis Stevenson, dont il était l'ami, s'inspira de son handicap pour décrire le personnage de Long John Silver, le fameux pirate de son roman d'aventures L'Île au trésor. Henley et Stevenson collaborèrent d'ailleurs à l'écriture de plusieurs pièces de théâtre : En 1875, il écrit de son lit d'hôpital le fameux poème Invictus dont le titre latin signifie « invincible ». Il disait lui-même qu'il avait écrit ce poème comme une démonstration de sa résistance à la douleur qui suivit son amputation du pied. Ce poème fut l'objet de nombreuses citations.Il a été très critiqué par l'Église pour ce poème, notamment pour les deux derniers vers, les plus fréquemment cités :

« Je suis le maître de mon destin

Le capitaine de mon âme. »


Copie de au revoir 2

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 11:19

 

LA JOURNEE INTERNATIONALE DES VOLONTAIRES (JIV)

 unvlogo_fr.gifLe 5 décembre 2009 fut la 24 ème édition de la JIV (L’Assemblée générale des Nations Unies a établi la JIV en adoptant la Résolution 40/212 du 17 décembre 1985. Depuis lors, des gouvernements, des agences du système de l'ONU et des organisations civiles se sont joint aux volontaires du monde entier pour célébrer la journée du 5 décembre) et pour le Sénégal la seconde fois qu’il la fêtait.

 


Décentralisée à Joal-Fadiouth sur les terres de Léopod Sedar Senghor où tous les Volontaires présents dans ce pays étaient invités la journée a vu la présence de Marcia Bernica ambassadrice des Etats-Unis, les représentants des ambassadeurs du Japon et de la Corée et de Jean-Luc Le Bras représentant Jean-Christophe Ruffin ambassadeur de France, les quatre pays ayant des Volontaires au pays de la teranga. La journée était présidée par Alioune Sow ministre de la décentralisation et des collectivités locales.               

Au delà des hommages appuyés rendus à notre travail, le dénominateur commun des interventions des ambassadeurs fut leur engagement a augmenter le nombre des Volontaires sur le terrain et ceci dans tous les pays du monde. Pour nous français cela n’a pas été une surprise car nous savions déjà que le gouvernement à l’initiative de Alain Joyandet secrétaire d’état à la coopération voulait tripler ce chiffre, en passant de 5000 à 15000 Volontaires à l’horizon 2012. Il a été créé à cet effet une nouvelle instance « France Volontaires » lancée par François Fillon le 1er octobre 2009.

Pour mettre en place cette plate-forme le gouvernement s’est appuyé sur un triptyque composé des trois plus importantes ONG d’envoi de Volontaires : l’AFVP (Association Française des Volontaires pour le Progrès), PlaNet Finance, spécialisée dans le micro crédit et la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC). L’objectif étant de « promouvoir, valoriser, développer en quantité et qualité les différentes formes de volontariat ».

Si l’on peut louer dans son ensemble une telle initiative il n’en reste pas moins que plusieurs interrogations demeurent relevant du non-dit, une en particulier que je partage avec beaucoup d’autres et qui n’est pas une petite interrogation : le gouvernement veut-il faire de cette plate-forme le bras armé du développement, et à moindre coût ?

Si cela devait être le cas –mais seul l’avenir nous le dira- il risque d’y avoir des grincements de dents parmi nous car nous sommes dans une problématique nettement différente de celle du développement pur et dur : la dimension interculturelle de notre présence joue un rôle primordial et tient une place considérable non seulement dans notre engagement, mais dans la réussite de toute politique de développement à long terme.

Cette dimension ne s’acquiert qu’avec la connaissance la plus juste, la plus sensible et la plus fine possible de nos pays de mission, de sa culture et de ses comportements, donc avec du temps. Nous sommes formés à cela et pour cela.

Amis Volontaires Internationaux restons donc vigilants.

 


 leopold_sedar_senghor.jpgLéopold Sédar Senghor dans son introduction à « LIBERTE 3 – Négritude et civilisation de l’Universel. »

Il y a heureusement, de par le monde, notamment en France malgré la tradition assimilationniste, des hommes soucieux aussi bien de la vérité que de « l’éminente dignité des pauvres ». Car ce sont des Français du Sénégal, des spécialistes travaillant sur le terrain, qui ont répondu en dénonçant la fausse science des Parisiens.

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 19:33

A l’approche des fêtes de fin d’année, alors que je suis  en France il me revient à l’esprit ces fêtes de Noël passées fin 2006 en Centrafrique.

Inoubliables moments de vie, de ceux qui laissent à jamais les traces profondes des enthousiasmes non déçus, des rêves réalisés.

Souvenirs, souvenirs…


Nous sommes partis le samedi 23 décembre 2006 pour Bouar à 450 km à l’ouest de Bangui. Nous étionsun passage délicat cinq coopérants. La route est en partie goudronnée, mais parfois difficile à conduire, truffée de nids de poule qui sont de véritables baignoires.

Arrivée à 18h30 à la mission où nous attendait Anne-Sophie. Nous logeons tous dans la même maison à l’intérieur de la concession.

Le 24 en fin d’après-midi, nous partons à 30 km à l’est de Bouar en direction de Bozoum, dans un petit village nommé Galilée : pour une nuit Noël, cela ne s’invente pas. Nous sommes ici, au centre du centre de l’Afrique profonde. On nous attendait et les villageois avaient préparé un très grand feu qui sera allumé plus tard. Le Père Mirek, polonais, adjoint de l’Evêque de Bouar, Monseigneur Armando Gianni, italien, a dit à 21h la messe de « minuit ».

Arrêtons-nous un peu sur « l’église ». Elle ne comporte que deux murs en briques de terre séchée. Le toit deéglise 2006 chaume à trois mètres de hauteur nous laisse entrevoir les étoiles. Les bancs sont de petits troncs de 10 cm de diamètre reposant sur des fourches presque au ras du sol. Une faible lumière électrique sur batterie, des bougies et une petite cinquantaine de personnes complète le tableau. Impressionnante atmosphère, impressionnante sérénité, avec comme toujours ici, des chants, des danses discrètes, un réel recueillement : nous nous croyons dans une crèche. C’est magnifique. A la fin de la messe, les villageois nous servent une boule de manioc avec du poisson boucané et de l’eau fraîche que nous mangeons dans « l’église », sans eux car cela ne se fait pas de dîner avec des moundjous. Inhabituel repas de Noël que nous sommes très heureux de partager entre nous. Ensuite, jusqu’à 22h30, l’énorme feu se consume pendant que les danses, les chants, les cris, les lancinants sons des djembés résonnent dans la froide nuit africaine.

A 22h30 nous partons à Bata, un autre village à 15 km de Galilée où nous pouvons dormir. Là encore, on nous attendait et à nouveau énorme feu, chants, danses, musiques etc.… Vers minuit trente nous allons tousdanse.jpg dormir dans un bâtiment qui sert de salle de classe. Presque ouvert à tous les vents, les nattes posées à même le sol en béton, nous dormons tout habillés. Personne ne s’est vraiment reposé, nous étions frigorifiés, le froid était très vif. A 5h30, les premiers levés, dont j’étais, raniment le feu de la veille. Nous en avons besoin, nous sommes gelés. Les villageois nous apportent du café, significative dépense pour eux, que nous buvons avidement. Avant de rentrer à Bouar, nous nous promenons dans le village, et serrons de multiples mains, enfantines et adultes, moites et sales, mais toujours accompagnées d’un sourire éblouissant. Sept blancs dans un tel coin d’Afrique n’est pas chose courante, et ils se sentent très fiers et heureux de notre disponibilité. On nous dit qu’ils en parleront longtemps après notre départ.

Retour à Bouar.

Nous allons à la prison dont Mirek est l’aumônier.

Même les délinquants, les criminels, les voyous ont besoin d’un peu de chaleur et d’un sourire. L’état centrafricain n’a pas les moyens de nourrir ses prisonniers. C’est donc l’Église Catholique qui une fois par semaine, leur apporte un peu de nourriture. Nous allons serrer toutes les mains des prisonniers et nos sourires les réconfortent un peu ; les conditions de détention ne sont pas vraiment celles des détenus européens. Et bien entendu, musique, danses, chants…celui-qui-a-des-chaines-aux-pieds-a-tu-.jpg

Promenade dans Bouar, nous sommes suivis par des cohortes de gamins dépenaillés, adorables et vaguement intimidés. Arrêt dans une case où on nous sert pour une poignée de cfa de la bière de mil tiède dans des calebasses.

 

Mercredi matin, nous décidons d’aller rendre visite à Claire-Marie, qui travaille à Ngaoundaye, à 200 km au nord de Bouar. C’est la dernière ville de RCA, située à la frontière du Tchad et du Cameroun. Vous pourrez regarder sur une carte un petit appendice tout au nord ; à cet endroit-là, se situe Ngaoundaye. Il n’y a que 200 km, mais il faut la journée entière pour s’y rendre, la piste étant très très mauvaise. Quand les ponts sont détruits, on passe à droite pour franchir le gué : c’est sportif.

Le climat et les paysages du nord n’ont rien à voir avec ceux de Bangui. C’est la savane arbustive, il fait très sec avec du vent et du froid, beaucoup de poussière de latérite, nous en avalons des quantités considérables. Le matin et le soir, on supporte largement un pull.

Le jeudi à Ngaoundaye, nous partons en fin de matinée, à pied pour pique-niquer au bord de la Lim, et après l’indispensable sieste sous les manguiers, nous baigner. L’eau est fraîche et parfois des caïmans, nous a-t-on dit se prélassent sur la rive : malheureusement nous n’en avons pas vu. Ils ont dû prendre peur en nous voyant !!!

Après un dernier salut au mont Pana, montagne sacrée, que l’on ne peut gravir qu’avec une autorisation des autorités, nous repartons vendredi matin pour Bouar, avec quelques escales dans les missions, à Bocaranga pour laisser du courrier ou acheter du fromage.

La route entre Ngaoundaye et Bouar n’a pas bonne réputation. Les rebelles y sévissent quelquefois ainsi que les zaraguinas (les coupeurs de route, bandits de grand chemin, qui détroussent les voyageurs). Sachant que les missionnaires font régulièrement cette piste et que rares sont ceux qui se font agresser, la probabilité était faible pour nous de tomber entre leurs mains. D’autant plus, et c’est ce qui nous est arrivé au retour après Bocaranga, que les villageois nous avertissent. Nous avons appris que les coupeurs étaient à 15 km d’où nous nous trouvions. Nous demandons à quelle heure, les informations furent contradictoires. Mais un peu plus loin on nous précise qu’ils étaient là vers 10 h du matin, il était 15 h, nous avons donc continué sans encombre jusqu’à Bouar.

Voilà quelques petits flashs de ces superbes dix jours en brousse.

 

Je voulais tenter de faire partager un peu de mon séjour, mais ce n’est pas facile, les mots sont plats et les images seront cathodiques.

Comment rendre l’atmosphère ? La gentillesse des populations, le froid, la chaleur, la poussière ? Et tout et tout… Bien sûr ici, j’ai une approche du pays qui est culturelle et cérébrale, mais beaucoup de choses se passent aussi dans le bas du ventre et ça, ce n’est pas facile à transmettre.

 

En rentrant à Bangui, j’ai vite été rattrapé par la tourmente du travail à la Procure, Archevêque en tête. C’était un peu pesant. Il va nous falloir à tous un peu de temps pour maturer ces beaux jours, mais je sais déjà que pour ma part, j’en garderai un souvenir très profond, très fort et très doux à la fois.

nui de noël

      Fête de Noël à Bata

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 17:28

 

La France, dans le drame que vit la République Centrafricaine a la seule attitude responsable possible.

Quand elle intervient trop vite dans un pays elle est vite taxée de néocolonialisme. Quand elle ne fait rien elle est accusée de laisser tomber ses anciennes colonies.

François Hollande a été le premier a dénoncé auprès de l'opinion internationale la situation catastrophique de la RCA, c'était a une tribune de l'ONU. La France attend donc un mandat de l'ONU (d'ici quelques semaines, voire quelques jours) pour intervenir significativement dans ce pays martyr.

En attendant voici une vidéo sur ce sujet. Elle n'est pas de très bonne qualité, un peu longue mais je vous invite cependant à la regarder jusqu'au bout, c'est édifiant, terrifiant.

Partagez la. Parlez en autour de vous. La pression que nous maintiendrons incitera les pouvoirs publics français et les instances internationales a intervenir très vite pour que cessent enfin les horreurs perpétrées en permanence et depuis trop longtemps dans ce pays si attachant, si cassé et si oublié.

 

 

 

Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 15:11
 
Le Tajabone est une fête musulmane qui est l’ équivalent de Halloween, fêtée le 10èmeIL3 jour du nouvel an musulman . C'est le jour où l’ange de la mort sélectionne ceux qui vont partir au cours de cette nouvelle année. Mais au Sénégal, cette fête est adaptée à la culture Africaine. Après avoir mangé du cous-cous traditionnel Sénégalais, (il est recommandé de beaucoup manger !) les hommes se déguisent en femmes et vice-versa. On se met alors en groupe d’amis, le tam-tam en bandoulière pour aller chercher des étrennes de maison en maison, faire le clown, danser,pour récolter le plus possible d’argent et autres dons, en chantant cette chanson populaire Sénégalaise, le Tajabone. Malheureusement, cette manifestation folklorique a tendance à disparaître, à part chez les enfants des quartiers populaires.
(Merci à Aïda, commentatrice sur le blog "Un autre regard")
IL2L'auteur/compositeur: ISMAEL LO
Eléments de Biographie.
 
 
 
 
 
 
 
Avec son harmonica et sa guitare, Iso Lô (c'est son surnom à Dakar) a donné au trépidant mbalax sénégalais un tempo plus cool, un son plus mélodique, proche parfois du rythm'n'blues. Personnage attachant, il parcourt désormais le monde depuis sa signature chez Polygram. Son tube "Tajabone" l'a fait connaître du grand public, lui qui n'était jusqu'alors connu que des férus de world music. IL2
C'est au Niger, à Dongo Buti, patrie de sa mère d'origine Peul, que naît Ismaël Lô le 30 août 1956, où son père sénégalais, est alors en poste. Mais après le retour de la famille au Sénégal, Ismaël grandit à Rufisque près de Dakar. Son frère aîné écoute beaucoup de musique soul américaine, quant à Ismaël, il est plutôt sensible aux mélodies mandingues, ethnie la plus répandue en Afrique de l'Ouest. Mais dans la famille Lô, pas question de faire de la musique professionnellement. Ismaël passe tout de même beaucoup de temps à fabriquer des guitares et à en jouer avec ses cousins.
En 1970, à la mort de son père, Ismaël passe deux ans à l'Institut des arts de Dakar où il peaufine son autre talent, la peinture. Parallèlement, il entame une carrière de chanteur après avoir été repéré lors d'une émission de télévision.
La suite de cet article ici :
 
          maintenant, écoutez...
                             
                   
Repost 0
Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
commenter cet article