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Dominique Baumont

  • : Le blog de Dominique BAUMONT
  • Le blog de Dominique BAUMONT
  • : UN ESPACE D'AFRIQUE ET D'HUMANITE, D'EXPERIENCES VECUES, UN ESPACE DE PARTAGE ET D'ECHANGE.
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L' Auteur

  • Dominique BAUMONT
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique.

VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE.

2005–2007 en CENTRAFRIQUE.

2008–2010 au SENEGAL.

2012-2014 en 
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique. VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. 2005–2007 en CENTRAFRIQUE. 2008–2010 au SENEGAL. 2012-2014 en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

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Un voyage se fait toujours trois fois...

Une première en rêve, en imagination,

au ras des cartes.

Une deuxième le long des routes,

dans des bus rapiécés,

dans des gares en attente

d’hypothétiques trains,

dans des hôtels douteux ou des jardins radieux.

Enfin une troisième et interminable en souvenir,

dans la présence d’instants

qui vous constituent désormais

et que rien n’y personne ne peut effacer.

Elisabeth FOCH - Journaliste française - Prix Nadal 1990 

matin à Kikwit 2

 Matin à Kikwit. Bandundu. RDC

 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 14:32

 

Un jour, Tere demande à sa femme «Prépare-moi de la nourriture, je veux manger car j'ai grand faim.» Sa femme lui répond : «Le peu de manioc qui restait, je m'en suis servi pour préparer la bouillie de mon enfant, et je n'ai plus rien à te donner.»

Tere n'a plus alors qu'à se serrer la ceinture ; il a le visage gris de faim, il marche avec beaucoup de peine. A la tombée de la nuit, il étend sa natte par terre et se couche. Il jette un coup d'œil, et voilà que, dans l'obscurité, il aperçoit la silhouette d'un homme qui s'approche. Il se lève et demande

«Qui est-ce ?

- Je suis ton cousin, Tortue.

- Où vas-tu en pleine nuit ?

- Cela fait trois jours que je cours à travers la forêt à la recherche de nourriture ; je suis fatigué et je rentre au village.

- Ne me parle pas de la faim ! Regarde ! Moi aussi, je meurs de faim ; tu n'entends plus que ma voix.

- Bon sang ! Certains crient famine, tandis que d'autres se goinfrent.

- Quels sont ceux qui ne connaissent pas la faim dans leur village ?

dans-son-village.jpg- N'as-tu pas entendu dire que chez Cochon il y a beaucoup de viande ? Jour et nuit il mange.

- Attends-moi un peu, cousin, je prends mon sac ; et ensemble nous allons manger chez lui.

- Acceptera-t-il de nous offrir un peu de nourriture ?

- Sois tranquille ! Moi, je sais ce que je vais faire.

Tere et Tortue se mettent en route et s'en vont chez Cochon. Juste avant d'arriver, Tere prend Tortue, le fourre dans son sac, et lui indique ce qu'il doit faire. Tere alors s'approche tout près de la maison et appelle :

- Cochon, mon frère, il fait nuit noire, et je ne puis rentrer au village. Fais-moi une petite place pour dormir et je m'en irai demain matin.

- Comment, Tere, tu me demandes une place pour dormir ! Viens, ma femme va te préparer un lit. Je suis en train de manger ; si tu veux, viens vite !

-Tu es un frère ; je te remercie beaucoup.»

Tere mange à toute vitesse ; de la dizaine de morceaux de viande que la femme de Cochon a préparés pour son mari, Tere en mange huit. Il en prend un qu'il met dans son sac, en disant qu'il l'emporte pour son enfant en signe d'amitié de la part de son hôte.

 

Après avoir mangé, Tere demande à la femme de Cochon de lui garder son sac : il y a mis une pierre à moudre qu'il veut donner à son épouse. La femme de Cochon prend le sac et le dépose dans la pièce où elle garde la nourriture et leurs affaires. En pleine nuit, Tortue ouvre le sac, sort et s'empare du reste de nourriture que la femme de Cochon a mis de côté pour leur repas du lendemain matin ; il mange tout. Il prend aussi un cuissot séché de buffle, ouvre la porte et s'enfuit avec.

A l'aube, Tere demande à la femme de Cochon, de lui rapporter son sac pour partir. La femme de Cochon prend le sac, mais elle le trouve bien léger. Elle y met la main, mais elle n'y trouve pas la pierre à moudre de la femme de Tere. Elle revient en courant et dit à Tere :

«Hier, le sac était lourd, comment se fait-il que ce matin il soit si léger ? Ensuite, la porte de la pièce où je laisse la nourriture, hier je l'ai fermée, comment se fait-il que ce matin elle soit ouverte ?

- Que veux-tu dire ? La pierre à moudre de ma femme n'est plus là ?

- C'est ce que je constate.

- Sois sérieuse ! je reviens de loin chercher cette pierre sur les aires rocheuses dans la famille de mon oncle maternel, et voici qu'on vient me la voler ici ! Je vous demande de me rendre cette pierre.»

Cochon et sa femme s'en vont et cherchent la pierre sans la trouver. Cochon revient et dit à Tere : dans-son-village.jpg

«Comme je n'ai pas trouvé la pierre de ta femme, je te donne un panier de viande à la place ; emporte-le à ta femme.» En entendant cela, Tere est tout heureux et dit : «Apporte ». Tere prend donc le panier de viande, s'en va trouver Tortue, son cousin, et ensemble, tous les deux, ils s'en retournent chez eux. Tere, sa femme et son enfant mangent toute la viande.

Quatre jours plus tard, Tere revient trouver Cochon chez lui

«Ma femme est très fâchée et me dispute chaque jour ; elle affirme qu'un simple panier de viande ne peut suffire pour remplacer sa pierre ; elle veut un autre panier de viande. Sinon vous me rendez la pierre, et vous allez rechercher votre panier de viande.»

Cochon donne à Tere un autre panier de viande, il s'en va avec et ils mangent tout. Chaque jour, Tere revient chez Cochon et le trompe jusqu'à ce qu'il n'ait plus de nourriture.

Alors qu'il n'y a plus rien à manger chez Cochon, Tere arrive un beau matin.

«Ma femme veut seulement sa pierre ! Les dix paniers de viande que vous lui avez donnés, cela ne lui suffit pas ; elle en veut encore un autre. Sinon vous allez récupérer votre viande et vous lui rendez sa pierre ».

Cochon se met à gémir :

« Je n’ai plus de nourriture, comment vais-je faire ?

- Cochon, mon frère, et moi que veux-tu que je fasse ? Ma femme me tue avec cette histoire. Je ne vais pas m’en sortir.

- Alors comme notre réserve de viande est complètement épuisée, je vais aller, moi, ma femme et mes enfants, chercher la pierre de ta femme.

 C’est pourquoi depuis ce temps, les cochons fouissent la terre de leur groin à la recherche de la pierre à moudre de la femme de Tere, sans jamais la trouver. dans-son-village.jpg

dans un village en Centrafrique

 

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Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
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commentaires

jambo-africa 27/06/2013 21:39


J'AIME BEAUCOUP CETTE HISTOIRE !... C'est toujours un plaisir pour moi de la relire!...Je suis très heureuse  de venir de nouveau te visiter!   Cela fait si longtemps!...Du Sénégal, je
ne pouvais pas atteindre mon blog avec ma clé G3 !...Le réseau internet n'est pas formidable sur Warang!...Depuis mon retour, pas trop la forme!...Déprime!...Contre coup  des moments
pénibles passés!...Il faut tourner la page!....Bisous à toi  Dominique à bientôt !...Maria

danae29 21/05/2013 11:53


Petit coucou Dominique,merci pour l'histoire ! Amitiés

eva 19/05/2013 16:16


heu... tu parles d'une excuse ! Les cochons fouissent parce que ce sont des cochons ! Ils ne cherchent pas la pierre ! Et dites-moi cher Dominique, pendant que vous y êtes, dites-moi pourquoi les
cochons ont la queue en tire-bouchon !... Bises du dimanche :)