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Dominique Baumont

  • : Le blog de Dominique BAUMONT
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  • : UN ESPACE D'AFRIQUE ET D'HUMANITE, D'EXPERIENCES VECUES, UN ESPACE DE PARTAGE ET D'ECHANGE.
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L' Auteur

  • Dominique BAUMONT
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique.

VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE.

2005–2007 en CENTRAFRIQUE.

2008–2010 au SENEGAL.

2012-2014 en 
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.
  • Quelques chroniques et quelques photos de quelques missions en Afrique. VOLONTAIRE DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. 2005–2007 en CENTRAFRIQUE. 2008–2010 au SENEGAL. 2012-2014 en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO.

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Une première en rêve, en imagination,

au ras des cartes.

Une deuxième le long des routes,

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Enfin une troisième et interminable en souvenir,

dans la présence d’instants

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Elisabeth FOCH - Journaliste française - Prix Nadal 1990 

matin à Kikwit 2

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 17:26

 

mise à jour le 07/09/2011

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Lu pour vous dans SlateAfrique une interview de l'écrivain Yasmina Khadra (voir la mini-bio en fin d'article). A chacun de se forger sa propre opinion.


La faillite de l'intelligentsia africaine

Yasmina Khadra vient de publier un roman ambitieux consacré au continent noir «L'équation africaine» (éd. Julliard). Depuis la Somalie jusqu'au Soudan, le grand écrivain algérien décrypte les maux qui assaillent le continent dont il est originaire.

 

SlateAfrique - L’essentiel de votre œuvre se déroule en Algérie et dans le monde arabe. Pourquoi avoir choisi de vous consacrer à l’Afrique noire dans votre nouveau roman?
Yasmina Khadra - J'essaye de comprendre mon époque. Alors, je voyage et j'écoute, j'observe et je note. Je sais qu'il y a une explication à chaque chose et qu'il suffit d'un minimum de présence d'esprit pour voir clair dans les opacités. L'Afrique est mon continent natal. Je le sais fragile et vulnérable. Sa misère n'est pas une fatalité et son malheur a une source. Je tente d'interroger ses faits et méfaits et de décoder sa souffrance. Aucune thérapie n'aboutit si on ne reconnaît pas ses torts et tout salut repose sur la force d'y croire.

 

SlateAfrique - L’équation africaine est complexe comme l’indique le titre de votre roman. Quels outils utilisez-vous pour percer les mystères de l’Afrique?
Y.K. - Il n'y a pas de mystère, juste de la méconnaissance et du désintérêt. J'ai eu la chance de séjourner dans certains pays africains, de vivre des moments intenses, souvent tragiques et angoissants. Pourtant, il m'est arrivé surtout de faire des rencontres exceptionnelles: un berger philosophe, un nomade éclairé, un misérable bandit, un griot, un marabout, et j'ai appris auprès d'eux des réalités splendides. Pour moi, chaque rencontre est un enrichissement, un enseignement, un apport considérable à mon travail d'écrivain. J'essaye de faire partager ces découvertes à mes lecteurs.

  

L'échec des intellectuels du continent .

 

SlateAfrique - Dans votre roman, vous faites des références explicites au «cœur des ténèbres» de Joseph Conrad? Ce roman vous a-t-il inspiré? Considérez-vous qu’il constitue une clé essentielle pour comprendre l’Afrique?
Y.K. - Je n'ai pas eu l'occasion de lire cet ouvrage. Mais je vais me rattraper. Les clés essentielles sont en nous. Comprendre une situation est déjà un cadenas qui saute. A travers mes livres, je m'applique à dire l'Homme dans ce qu'il est. Il m'importe peu qu'il soit blanc ou noir, Chinois ou Arménien. Les clivages géographiques sont des camisoles. Il faut savoir les défaire pour libérer la substance qu'elles emprisonnent: notre part de l'humanité. 

 

SlateAfrique - Votre roman ressemble à un voyage initiatique. Votre personnage principal est d’abord révulsé par les horreurs de l’Afrique. Puis ses sentiments évoluent. Est-ce une expérience que vous avez vous même vécue?

Y.K. - Je l'ai conçu ainsi. C'est un vrai voyage initiatique. Le livre est une invitation à la découverte. Sauf qu'il s'agit d'un voyage guidé. J'espère avoir été un bon guide. Il y a une part de mon expérience personnelle dans «L'équation africaine». J'ai vécu la violence idéologique au Mali et au Niger, je connais la mentalité de certains acteurs, les motivations qui les ont conduits sur les chemins de la perdition, leur tactique et leurs méthodes. Et je sais que derrière ces gens, il y a des peuples formidables et une place pour l'espoir et la rédemption.

 

SlateAfrique - Quelle relation entretenez-vous avec le continent noir?

Y.K. - Beaucoup d'attention. Sinon, pas grand-chose. J'ai un lien purement affectif avec l'Afrique qui demeure un lien aussi peu fiable qu'un tissu de mensonge. Il reste encore pas mal de repères à dépoussiérer. Ce qui manque à ce continent est un collectif pensant, une intelligentsia active et responsable capable de sensibiliser les masses et de dresser des horizons heureux au nez du défaitisme et de l'adversité.

 

Repenser le dialogue avec le Nord.

  

SlateAfrique - Au Maghreb, le sentiment d’appartenir à l’Afrique est-il répandu?

Y.K. - Par moments, oui. Mais la politique torpille l'ensemble des initiatives susceptibles de consolider le socle africain. Les rancoeurs que nourrissent les dirigeants les uns pour les autres, le bricolage de l'Union africaine (UA), l'absence de stratégie commune et le manque flagrant d'ambition ont fait de ce continent un puzzle de chasses gardées grotesques et meurtrières. Les élites ont sombré dans la démagogie et la notion du partage est proscrite des moeurs citoyennes.

 

SlateAfrique - A son arrivée à Dakar au Sénégal, un ministre de Hassan II avait déclaré qu’il était heureux de fouler pour la première fois le sol de l’Afrique. Ce sentiment de ne pas appartenir au continent africain n’est-il pas commun à tout le Maghreb?

Y.K. - Hassan II était un roi. Son parterre était fait de velours et son ciel incrusté d'émeraudes. L'Africain est un être de poussière et de déshydratation. Son émoi n'atteint pas le chahut des festins. Pour le reconnaître, il faut partager ses prières et ses blasphèmes. Et je pense qu'un roi ne reconnaît que lui-même. L'autisme du souverain, qu'il soit despote ou épouvantail, tiendrait dans un chas d'aiguille. Au-delà des frontières de son palais, c'est l'inconnu, le non-essentiel. 

 

SlateAfrique - Pensez-vous que l’incompréhension soit totale entre l’Afrique noire et l’Occident? Et que cette incompréhension soit appelée à durer?

Y.K.: Je ne crois pas qu'il s'agisse d'incompréhension. Je dirais que l'intérêt de l'Occident s'attarde plus sur ce qu'il y a sous terre que sur terre.

 

SlateAfrique - La Somalie connaît une terrible famine. La mobilisation internationale est très faible, contrairement à ce qui s’était passé lors du tsunami en Asie en 2004 ou du séisme en Haïti en janvier 2010. Est-ce l’expression de cette incompréhension, de ce choc des civilisations?  Est ce qu’un certain nombre d’Occidentaux ne se disent pas «ils l’ont peut-être un peu cherché»? Que c’est la conséquence d’un fanatisme religieux?

Y.K. - Il n'y a jamais eu de choc de civilisations. La modernité est le croisement des différents génies humains qui se sont manifestés un peu partout sur la planète, à travers l'Histoire et le chamboulement des âges. Le malentendu réside d'un choc de cultures et de rapports de force. La Somalie est présentée comme un territoire faunesque où les brutalités se surpassent et où les dieux n'interviennent plus. Désormais, c'est un miroir où il n'est pas bon de se regarder. Aussi regarde-t-on ailleurs. Cependant, je m'interdis de penser une seule seconde que certains Occidentaux disent "ils l'ont peut-être cherché". L'empathie existe et l'élan humanitaire n'est pas sélectif. C'est la mobilisation qui souffre d'un regrettable strabisme.

Propos recueillis par Pierre Cherruau

 


220px-Yasmina Khadra 20100328 Salon du livre de Paris 2Yasmina Khadra (arabe ياسمينة خضراء qui signifie « jasmin vert ») est le pseudonyme de l'écrivain algérien Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955 à Kenadsa dans la wilaya de Bechar dans le Sahara algérien.Son père, un officier de l'ALN blessé en 1958, voulut faire de lui un soldat en l'envoyant dès l'âge de neuf ans dans un lycée militaire, où il fit toutes ses études avant de servir comme officier dans l'armée algérienne pendant 36 ans. Durant la période sombre de laguerre civile algérienne dans les années 1990, il fut l'un des principaux responsables de la lutte contre l'AIS puis le GIA, en particulier en Oranie.Ses œuvres ont été traduites dans plus de 38 pays.

Source Wikipédia.

 


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Published by Dominique BAUMONT - dans VOYAGE
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commentaires

Dominique BAUMONT 08/09/2011 07:30



Moi aussi je vais me procurer ce livre Fathia. Bisous et bonne journée. Dominique



Fathia Nasr 08/09/2011 06:12



Bonjour Dominique, l'équation africaine est bien difficile à résoudre en Afrique noire!!! C'est sûrement un bon livre à lire. Je vais voir si je pourrai le procurer par le net, mais je ne peux
pas le faire toute de suite. Je ne connaissais pas ce grand écrivain jusqu'à maintenant, mais écrire un tel sujet sur L'Afrique, je le félicite, merci pour ce beau partage, bisous



Dominique BAUMONT 07/09/2011 18:46



C'est bien Muriel, tu as retenu des phrases essentielles et très fortes comme tu le dis. L'article est effectivement interressant. Merci d'avoir pris le temps de t'exprimer. Bisous et bonne
soirée. Dominique



dacaio 07/09/2011 18:34



bonsoir Dominique


"Sa misère n'est pas une fatalité -  méconnaissance et 
désintérêt." 


"Les clivages géographiques sont des camisoles"


"je sais que derrière ces gens, il y a des peuples formidables et une place pour l'espoir et la rédemption".


Voilà quelques phrases qui me semblent fortes, réfléchies et pleine de bon sens associé à une grande tolérance ...


Cet homme aime les Hommes et il méritait bien pour cela l'hommage d'un article - merci pour cette découverte - bisous





 


 





Il n'y a jamais eu de choc de civilisations. Le malentendu réside d'un choc de cultures et de rapports de force. 



Dominique BAUMONT 07/09/2011 17:06



Et c'est vrai chevrette que l'on en fait des rencontres exceptionnelles en Afrique, c'est même le moins que l'on puisse dire. bisous. Dominique